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police

Traiter un policier de « douchebag » est une infraction, d’après un juge

Le mot s’ajoute à une liste grandissante d’insultes qu’on ne peut pas utiliser en parlant aux agents de la paix.

par Billy Eff
21 décembre 2018, 10:26pm

Comme le rapporte ce matin La Presse, un juge de Québec a tranché en faveur du Service de police de la Ville de Québec, en décidant que de traiter un policier de « douchebag » est une insulte.

À la Saint-Jean-Baptiste, l’été dernier, Philip Blaney aurait traité des policiers qui ont interpellé ses amis d’« estie de gros douchebags ». Blaney s’est donc fait remettre un constat d’infraction et une amende de 150 $. En cours, le plaignant a tenté de faire annuler son amende, en expliquant au juge Patrice Simard que c’est une expression courante. Mais le juge a déclaré que c’est « un terme peu flatteur ».

« Au Québec, le terme semble spécifiquement viser un jeune homme bellâtre, abonné des salles de musculation et salons de bronzage, arborant tatouages, bling-bling et tee-shirts serrés », a expliqué le juge Simard, ajoutant que « pris dans leur ensemble, il s’agit de propos injurieux, insultants, blessants, blasphématoires et grossiers ».

« Douchebag » rejoint donc le terme « deux de piques » dans la liste des insultes aux policiers que des juges québécois ont décidé d’interdire, comme le note La Presse. À Joliette, c’est la phrase « il y a de la corruption », dite à un policier, qui selon un juge attaque l’honneur et la dignité de l’agent. On ne peut apparemment pas non plus demander à un policier s’il est cocu.

C’est tellement compliqué de savoir ce qu’on peut dire ou non à un agent des forces de l’ordre que même le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est fait prendre. Donc, aussi amusant que ça puisse être, à moins d’être prêt à débourser plus d’une centaine de dollars pour payer une amende, mieux vaut ne pas insulter les policiers, même sur internet. Ils sont fragiles, ça les blesse.

Billy Eff est sur internet ici et .