Les Forces armées canadiennes rouvrent 166 cas d’inconduite sexuelle

Entre avril 2016 et mars 2017, 504 cas de comportements sexuels inacceptables ont étés rapportés aux autorités militaires.

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02 mai 2017, 2:55pm

Photo via Flickr.

Dans le cadre de ce qu'ils ont appelé « l'opération HONOUR », les Forces armées canadiennes ont rouvert 166 cas d'inconduite sexuelle au sein de l'armée, en plus d'expulser 77 membres de leur équipe.

« À la fin de l'année dernière, j'ai ordonné que chaque membre des Forces armées canadiennes trouvé coupable d'inconduite sexuelle reçoive un avis d'intention de recommander sa libération », a déclaré le chef de l'État-major, Jonathan Vance.

Ses statistiques sont parues dans le cadre de la deuxième étape de l'enquête de Statistique Canada, commissionnée par les Forces pour faire la lumière sur l'inconduite sexuelle et favoriser son signalement au sein de la culture militaire de l'armée canadienne.

M. Vance avoue qu'il « reste du travail à faire », mais il se dit encouragé par les nouvelles mesures mises en place pour éliminer ce genre de comportement. De son côté, la contre-amirale Jenniffer Bennett, à la tête de l'Équipe de réponse aux infractions d'ordre sexuel des Forces, indique qu'il y a eu plus de comportements sexuels inadmissibles qui ont étés rapportés, ce qu'elle considère comme positif, car cela suggère que plus de gens se sentent assez confiants pour dénoncer ces actions.

L'opération HONOUR a été lancée en 2015, après un rapport de l'ancienne juge de la Cour suprême, Marie Deschamps, qui dénonçait une culture sexuelle malsaine ancrée et normalisée au sein des Forces. On y rapportait que les victimes étaient souvent laissées à elles-mêmes.

Mme Deschamps relevait aussi que la culture militaire au Canada était hostile envers les femmes, qui forment un peu moins de 15 % du personnel de l'armée, une augmentation de 0,3 % depuis 2015. Près de 6 % des femmes dans les Forces armées canadiennes ont avoué avoir été victimes d'inconduite sexuelle, la majorité impliquant un langage grossier ou des « blagues » de nature sexuelle inappropriée, selon le rapport de Statistique Canada.

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