VICEhttps://www.vice.com/frRSS feed for https://www.vice.comfrTue, 18 Dec 2018 09:06:26 +0000<![CDATA[Tout ce que vous apprendrez à 20 ans en étant une femme qui sort avec des hommes]]>https://www.vice.com/fr/article/nep7gz/tout-ce-que-vous-apprendrez-a-20-ans-en-etant-une-femme-qui-sort-avec-des-hommesTue, 18 Dec 2018 09:06:26 +0000Au début de la vingtaine, on ne connaît rien du sexe, des liaisons amoureuses et des relations. Je déteste sembler condescendante, mais en tant que femme de 27 ans, je sais désormais que c’est vrai. Les femmes qui ont la trentaine ou plus et qui lisent ces lignes en se disant avec un sourire suffisant que moi aussi j’en connais très peu : vous avez également raison. Je flippe dès que quelqu’un arrête de me dire que je suis géniale toutes les 5 minutes, je n’ai jamais connu le deuxième anniversaire d’une relation et j’ai les mêmes difficultés à m’engager qu’un chat errant. Mais c’est l’idée : il faut vivre toutes sortes de relations amoureuses différentes pour comprendre.

La vingtaine est le moment où l’on apprend beaucoup de choses de manière pénible, j’en ai bien peur. En tant que fille, on passe de quelqu’un qui garde son soutif pendant l'amour à une Femme Adulte Sûre d’Elle (une FASE). Si vous êtes une FASE naissante qui sort avec des hommes hétérosexuels, il faudra savoir gérer les différents degrés de l’intelligence émotionnelle - coucou les incels : oui, les hommes mettent plus longtemps à se développer que les femmes - ce qui veut dire qu’inévitablement, vous changerez fréquemment d’opinions à propos de la nature des relations. Vous considérerez chaque vérité sur les hommes et/ou sur les relations comme une parole d’évangile, jusqu’à la prochaine expérience qui vous déboussolera. Mais c’est sympa ! C’est un moment sympa !

Voici ces étapes. Frise chronologique de tout ce que vous croirez en tant que femme qui a la vingtaine et qui sort avec des hommes.

LE PREMIER AMOUR DE LYCÉE EST UN MENSONGE

Vous passez une année heureuse à chercher sur Google « couples célèbres qui durent depuis le lycée », à vous inspirer de films porno et à faire semblant d’avoir des orgasmes à partir de baises médiocres uniquement basées sur la pénétration. Et puis soit votre petit copain de terminale vous trompe, soit il vous fait prendre un café pour vous dire qu’il vous aime mais qu’il a besoin de « découvrir ce que ça fait de faire l’amour avec d’autres personnes, de franchir un cap en quelque sorte ».

Et là vous vous dites : « Mais putain, ça veut dire quoi franchir un cap ? On a baisé sous la douche ! On l’a même fait par derrière » !!

Si vous êtes une personne honnête, vous saviez que ce premier pilier de vérité allait arriver. Vous saviez que le sexe était censé durer plus de 45 secondes, que le collier Swarovski en forme de coeur qu’il avait acheté pour votre majorité était affreusement ringard, vous saviez que vous viviez dans le mensonge. Si vous avez réussi à tenir les six premiers mois de la fac à traverser le pays en Flixbus pour aller voir un connard ennuyeux qui s’appelle Tom, bravo. Next.

LES MECS VEULENT JUSTE BAISER

Il s’avère que maman n’avait pas tort sur absolument tous les sujets : effectivement, les garçons ne recherchent qu’une chose.

Avec cette vraie première rupture, vous commencez à soupçonner les hommes de n’être que des animaux dégoûtants - des porcs ! des chiens ! des pourceaux ! - qui voient les femmes comme des morceaux de viande et qui veulent baiser à l’infini. En période post-Tom, vous lisez des initiations au féminisme, ce qui confirme l’aspect misérable de cette leçon de vie.

Alors que la définition de vos relations sexuelles du moment peut être réduite à « deux individus dont la personnalité est loin d’être élaborée », vous êtes à fond dans un mode où vous croyez que le sexe peut systématiquement mener à une relation potentielle, même si en vérité vous n’aimez pas la plupart de ces personnes.

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LES HOMMES DOIVENT SIMPLEMENT ÊTRE DRÔLES ET BONS AU LIT

Est-ce que vous vous posez ou est-ce que vous devenez plus réaliste ? Qui sait ! La meilleure partie de la décennie vous montre que depuis le début, tout ce que vous demandiez d’un homme étaient : la capacité à le faire trois fois en une nuit et un bon stock de memes de qualité.

DE LA CLARTÉ / NAMASTÉ / LA MORT ARRIVE / REGARDEZ TOUT CE QUE J’AI APPRIS

Vous êtes sereine en terme de relations. C’est un fait : les relations amoureuses exigent de vrais compromis, ne devraient jamais être basées sur l’argent, vous devriez toujours être attentive quand vous êtes avec quelqu’un (lâchez ce putain de téléphone pour une soirée) et elles ne marcheront uniquement si vous aimez les mêmes types de rapports sexuels, désolée. Vous voyez des femmes plus jeunes donner des conseils pleins d’inspiration sur les relations dans des podcasts. Ça fait de vous une ancienne et vous en êtes satisfaite.

Vous rencontrez peut-être quelqu’un qui va vous donner envie de créer un autre culte partagé. Le genre de personne que vous regardez quand il engage la conversation avec quelqu’un d’autre en vous disant « bon, je veux bien nager à travers un océan de verre pour ce connard ». Il est également possible que vous ayez une deuxième phase « CE N’EST PAS LE BON » six mois plus tard.

Dans tous les cas, c’est maintenant que vous vous rendez compte que vous (comme tout le monde) en savez très peu sur les relations. Y compris savoir ce que vous voulez. Mais vous savez bien ce que vous ne voulez pas. Vous mettez moins de temps à vous sortir des mauvaises situations, et ce avec plus de confiance en l’idée que ça va aller. Vous développez quelque chose qui ressemble à des limites personnelles. Si vous avez beaucoup de chance, vous n’aurez plus jamais de relations avec quelqu’un qui n’a pas de taies d’oreiller.

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<![CDATA[« L’agressivité mignonne » ou l’envie d’étouffer tout ce qui est mignon]]>https://www.vice.com/fr/article/d3bwpv/lagressivite-mignonne-ou-lenvie-detouffer-tout-ce-qui-est-mignonTue, 18 Dec 2018 08:38:34 +0000En 2011, dans l’émission de Conan O’Brien, l’actrice Leslie Bibb raconte avoir vu un chien dans un salon de coiffure avec des petits nœuds dans les poils. « J’avais envie de le frapper. Il était trop mignon. »

Elle a ressenti la même chose en voyant le bébé d’une amie. « Il a de grands yeux, on dirait un petit canari, dit-elle. J’ai envie de frapper ce bébé. Il me met en colère tellement il est mignon. »

« Quand vous dites que vous avez envie de le frapper... » demande O’Brien.

« Je veux dire par là que je l’adore », répond Bibb.

On peut la comprendre. Il nous est tous déjà arrivé de voir un animal trop mignon et d’avoir qu’une envie : celle de le serrer très fort dans nos bras jusqu’à l’étouffer. Mais c’est aussi une expression d’émotion intrigante – du moins, c’est ce qu’a pensé la chercheuse Oriana Aragón en regardant ce passage de l’émission d’O’Brien.

Plus tard, Aragón en a discuté avec son père. Après tout, lui a-t-il demandé, n'est-ce pas la même chose que lorsqu'un grand-parent dit : « J'ai envie de te croquer et de te pincer les joues » ? Comprenant qu'il pourrait s’agir d’un phénomène plus vaste, Aragón a décidé de l'étudier en laboratoire.

Dans un article publié en 2015, elle a appelé ce phénomène l’« agressivité mignonne » – ce désir irrésistible d'écraser, de mordre ou de serrer quelque chose d'adorable, sans pour autant vouloir lui faire du mal.

Dans un nouvel article publié la semaine dernière dans Frontiers in Behavioral Neuroscience, un autre groupe de chercheurs a abordé la question de l’agressivité mignonne et a cherché à comprendre ce qui se passe dans notre cerveau à ce moment-là.

Ils ont découvert que les systèmes d’émotion et de récompense du cerveau étaient actifs lors de ce phénomène. Ces découvertes pourraient prouver l’une des théories initiales d’Aragón : l'agressivité mignonne nous aide à gérer un trop-plein d'émotions, de sorte que ces émotions ne nous invalident pas complètement.

En termes d’évolution, il ne serait pas bon pour nous de nous sentir complètement submergés par la tendresse. En 1943, Konrad Lorenz, un éthologue autrichien, a mis au point le « schéma du bébé » pour décrire les caractéristiques que nous trouvons mignonnes chez les bébés et qui nous incitent à vouloir prendre soin d’eux. Le schéma du bébé est défini par un visage arrondi, un grand front, de grands yeux et des joues pleines. Lorsque nous voyons ces caractéristiques, un mécanisme de modération se déclenche en nous et nous permet de prendre soin du bébé.

« Ce n'est pas facile d'être parent et je pense qu'il y a beaucoup à dire sur la base évolutive », déclare la psychologue Katherine Stavropoulos, professeure à l'université de Californie à Riverside et principale auteure du nouvel article. « Je pense que c'est une réponse très instinctive, presque viscérale : cet individu est si mignon que je veux à tout prix le protéger et m'assurer qu’il va bien. »

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Un exemple du type de photos observées par les participants à l'étude. Photos : Kote Puerto and Emma Paillex/Unsplash

Les participants ont vu chaque groupe de photos à tour de rôle. On leur a demandé d'évaluer le niveau de « mignonnerie » de chaque image et de dire s’ils ressentaient de l’agressivité. On leur a également demandé à quel point ils se sentaient dépassés et s'ils avaient des pensées du type « Je ne peux pas le supporter » ou « Je suis vraiment submergé par mon sentiment positif ».

À partir des enregistrements EEG, les chercheurs ont observé une activité cérébrale associée à une activité dans le système de récompense et dans le système émotionnel, confirmant ainsi l’hypothèse de Stavropoulos selon laquelle les réseaux de récompense sont impliqués dans l’agressivité mignonne.

Le système de récompense est impliqué dans les sentiments positifs et le plaisir – pas seulement le plaisir en soi, mais aussi ce qui vous donne à nouveau envie d’une même chose. C’est un peu différent que de ne voir que l’activité dans le réseau émotionnel. Le système émotionnel peut refléter toutes sortes d'expériences émotionnelles, non seulement le plaisir, mais également la colère, le dégoût et la tristesse.

En ce qui concerne le système émotionnel, ils ont découvert qu'il existait un lien entre l’intensité de l'activité émotionnelle dans le cerveau et la présence d’agressivité. Cela suggère qu’une réaction émotionnelle ne mène pas directement à l’agressivité. Il faut d'abord éprouver des émotions écrasantes pour ressentir une agressivité.

Ils ont également vu quelque chose de similaire dans le système de récompense – la quantité d’activité enrichissante dans le cerveau est liée à la beauté de la personne sur la photo (sur une échelle de 1 à 10) et à la sensation de submersion. Les personnes qui considéraient que quelque chose était très mignon et qui se sentaient dépassées avaient de fortes relations entre la réponse à la récompense du cerveau et l'agressivité mignonne.

Stavropoulos pense que cette activité cérébrale soutient l’hypothèse initiale d’Aragón : l'agressivité mignonne est un moyen de nous ramener à la vie face aux sentiments qui nous submergent.

« C’est peut-être la façon pour notre cerveau de dire : "Détendez-vous. Régulez vos émotions. Inspirez profondément", me dit Stavropoulos. On ne peut pas se permettre d’être invalidé face à la beauté d’un individu, car sinon, on ne peut pas s'en occuper correctement. » Stavropoulos et Aragón s'accordent à dire qu'il faut approfondir les recherches avant de pouvoir affirmer de manière définitive qu’il s’agit là de la raison derrière l’agressivité mignonne.

Toujours est-il que c’est une émotion puissante et souvent inévitable, même pour ceux qui, comme Aragón, l’étudient. Le fait d’y réfléchir de manière critique n’a pas épargné son expérience. L’autre jour, elle a vu la photo d’une baleine dans l’eau et s’est dit : « OK, c’est juste une baleine ». Puis elle a vu une autre photo de la même baleine, mais cette fois-ci à côté de sa mère. La maman baleine était énorme par rapport à l'autre baleine. « J'ai vu qu’il s’agissait d’un bébé baleine et, tout d'un coup, je l’ai trouvé adorable », dit-elle.

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<![CDATA[En Indonésie, des exorcismes pour « soigner » l’homosexualité]]>https://www.vice.com/fr/article/3k95x5/en-indonesie-des-exorcismes-pour-soigner-lhomosexualiteTue, 18 Dec 2018 08:35:58 +0000Il n’est pas illégal d’être gay dans la ville indonésienne de Padang, mais au cours des six dernières semaines, pas moins de 18 personnes LGBTQ ont été appréhendées en vue de recevoir un « soutien psychologique » et une « réhabilitation ». Ce sont les termes employés par la police municipale. Selon la BBC Indonésie, ils désignent en réalité une cérémonie qui s’apparente à un exorcisme, utilisé comme traitement de conversion des homosexuels.

En Indonésie, les exorcismes sont pratiqués comme une composante de la religion islamique connue sous le nom de ruqyah, utilisée pour traiter toutes sortes de « maladies », qu’il s’agisse de l’arthrite, de l’asthme, de l’échec commercial ou de l’insomnie. Dans le contexte de la thérapie de conversion, on pense que les membres de la communauté LGBTQ peuvent être guéris de leur « maladie sociale » en éliminant les esprits malveillants et les démons qui les possèdent, connus sous le nom de djinn. De nombreux habitants de Padang, dont le maire de la ville, Mahyeldi Ansharullah, sont d’avis que les personnes homosexuelles et transgenres souffrent d’une sorte de maladie mentale. Et le seul moyen de les guérir, disent-ils, est par la ruqyah.

Le maire Ansharullah travaille maintenant avec la police municipale (Satpol PP) pour éliminer ce qu'il considère comme un comportement « immoral » des LGBTQ à Padang. La Satpol PP peut donc arrêter quiconque est soupçonné d’être gay ou transgenre. Au cours des dernières semaines, elle a arrêté plus d’une dizaine de personnes lors de raids anti-LGBTQ à travers la ville. Selon la société de presse sud-est asiatique Coconuts, le gouvernement a également accepté de collaborer avec certaines organisations de la société civile afin de pratiquer la ruqyah sur les personnes concernées.

« Ici, nous avons formé des experts en matière de ruqyah », déclare Lucky Abdul Hayyi, membre de l'une de ces organisations, selon Covesia. « En général, les hommes sont possédés par des génies féminins. En tout cas, c'est ce que nous avons observé en travaillant avec des personnes LGBTQ. De plus, les travestis seront également pris en charge par les TNI [Forces armées nationales indonésiennes]. »

Aris Fathoni, un religieux islamique pratiquant la ruqyah depuis 15 ans, reconnaît lui aussi la présence d’un « désordre » au sein de la société. Aris explique que sa méthode consiste à lire des versets religieux à ses patients et à les frapper sur le dos avec un manche à balai. Il croit que cette pratique peut « soigner » les membres de la communauté LGBTQ.

« Dans certains cas, le patient a réagi, ce qui prouve qu’il n’est pas pur et qu’il y a une interférence surnaturelle dans son corps qui le pousse à commettre des actes homosexuels », a-t-il déclaré à l’ABC. Il a donné des explications plus détaillées à la BBC : « Si le patient réagit, cela a quelque chose à voir avec le génie. Parfois, le patient est pris d’un vertige ou d’une nausée. D’autres fois, il agit comme un bencong [argot indonésien pour désigner un homme homosexuel ou une femme transgenre], c’est-à-dire comme un homme, mais avec plus de grâce – c'est le terme. » Après cela, dit Aris, « le génie sort du corps du patient. »

Bien que ce type d'attitude homophobe ne soit pas répandu dans l'ensemble de l'Indonésie, des milliers d'habitants de Padang se sont récemment prononcés en faveur des initiatives prises par le gouvernement local pour « lutter contre l'immoralité dans la ville ». L’Association de psychiatrie d’Indonésie classe toujours l’homosexualité, la bisexualité et le transgenre parmi les troubles mentaux.

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<![CDATA[Les locaux fantômes de la prison de Fresnes ]]>https://www.vice.com/fr/article/qvqn7q/les-locaux-fantomes-de-la-prison-de-fresnesTue, 18 Dec 2018 08:35:23 +0000À quelques mètres de la maison d’arrêt de Fresnes, l’Établissement public de santé nationale de Fresnes (EPSNF) connaît quelques difficultés. Les capacités de l’hôpital pénitentiaire sont limitées. L’établissement doit gérer une population vieillissante. La population carcérale française âgée de 50 à 69 ans a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie. Lorsqu’ils sont libérés, certains n’ont nulle part où aller. L’administration pénitentiaire et le ministère de la Santé sous la cotutelle desquels se trouve l’EPSNF ne disposeraient pas de places pour les accueillir en attendant une solution.

Cette situation interroge, d’autant plus qu’un vaste espace est disponible dans le bâtiment de l’EPSNF. Nous avons enquêté jusqu’à l’intérieur de la prison. Au troisième étage de l’hôpital pénitentiaire de Fresnes, 450 m² de locaux refaits à neuf en 2008 restent inoccupés et laissés en déshérence. D’après les informations que nous avons pu réunir, environ 3,5 millions d’euros auraient été dépensés dans ces locaux fantômes au cours des dix dernières années. Il s’agit du centre socio-médico judiciaire de sûreté (CSMJS) dont la situation juridique s’avère tellement floue qu’il demeure quasiment inutilisable.

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Il y a même un coin salle de sport.

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<![CDATA[La mystérieuse mort de Selom et Matisse, poursuivis par la police]]>https://www.vice.com/fr/article/kzvxm9/la-mysterieuse-mort-de-selom-et-matisse-poursuivis-par-la-policeTue, 18 Dec 2018 08:33:54 +0000De prime abord, ces arcades détonnent dans le paysage. Elles trônent au milieu de la rue de la cité, située à la limite de Lille et Saint-Maurice-Pellevoisin, une commune voisine. Une rue où s'alignent de chaque côté du trottoir les maisons typiques du Nord, faîtes de briques rouges et hautes de quelques étages. Des bâtisses similaires que l'on retrouve en empruntant le petit passage surplombé par les fameuses arcades. À la différence qu'il s'agit là d'une résidence composée de plusieurs petites maisons, disposées en arc de cercle. Au milieu, un jeu pour enfant et quelques carrés de végétation font figure de point central. L'épicentre d'un lieu feutré, idéal pour squatter dans une relative tranquillité.

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<![CDATA[L'horoscope de la semaine du 17 décembre]]>https://www.vice.com/fr/article/j5zn5p/lhoroscope-de-la-semaine-du-17-decembreMon, 17 Dec 2018 13:35:54 +0000Que nous réservent les astres cette semaine ? La pleine lune est prévue le 22, donc d'ici là, elle risque de nous rendre tous nerveux et pas forcément diplomates et habiles niveau communication. C'est là qu'il faut ruser et tirer le meilleur parti des tensions, trouver des solutions pour régler les conflits. Si vous sentez qu'une situation vous rend particulièrement dingue et que vous êtes incapables de gérer votre patience sans qu'elle ne se transforme en monstre tentaculaire, restez logique et mettez dans votre camp des personnes de confiance. Heureusement, Vénus en Scorpion est toujours là pour nous rappeler que notre vie affective est plutôt cool, que vous êtes entourés de personnes avec qui on aura beau se comporter de manière infecte, on pourra quand même dire « allez, sans rancune ? », et finir torchés à en tomber de la chaise. Serrons-nous les coudes.

À la semaine prochaine.

Magie et fortune dans vos vies.

Scorpion Horoscope

C'est la saison de l'hibernation. Du coup tout le monde pense que tu re-mates Game of Thrones depuis le début, que tu as la gastro, ou que tu fais juste la gueule. Parce qu'il n'y a pas tant de raisons pour faire le mort et vivre sous la couette comme un ours dans sa grotte. Donner des signes de vie serait aussi pas mal pour ton entourage. Les boites de pizzas sont en train de s'entasser autour de ton évier, si tu continues tu vas même avoir la flemme de te moucher ou de te laver et ça ne sera pas beau à voir. Réponds au moins aux messages qu'on t'envoie ou accepte de prendre ce verre en bas de chez toi.

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<![CDATA[Acte V des « gilets jaunes » : toujours plus de flics pour moins de manifestants ]]>https://www.vice.com/fr/article/59v4gd/acte-v-des-gilets-jaunes-toujours-plus-de-flics-pour-moins-de-manifestantsMon, 17 Dec 2018 12:43:54 +0000Certains redoutaient le pire pour l’acte V de la mobilisation des « gilets jaunes », samedi 15 décembre, tant l’acte IV avait été marqué par des violences policières et divers actes de vandalisme partout en France. À Paris, comme le week-end précédent, les magasins de luxe s'étaient barricadés, 8 000 policiers et gendarmes ainsi que 14 blindés étaient déployés et 168 personnes ont été interpellées. Résultat, beaucoup moins de manifestants – 4 000 à Paris, 66 000 dans tout le pays – et surtout moins de situations tendues.

Les Champs-Elysées ont paru bien vides, au même titre que les autres habituels lieux de rassemblement que sont Saint-Lazare ou Opéra. Malgré ce calme, certains étaient bien là pour crier leurs revendications, leur désir de justice sociale. On a vu quelques projectiles voler, mais rien de bien dangereux. Les forces de l'ordre, en uniformes et en civil, veillaient au grain, le rapport de force s'étant clairement inversé. L'approche de Noël, la fatigue et sans doute les nombreuses blessures graves de certains manifestants ont refroidi les ardeurs des plus motivés. Affronter des blindés et une autre histoire. Sont-ce peut-être les dernières images d'un mouvement sans précédent ces dernières années, d'une France qui en a marre en somme.

Les photos ci-dessous :

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<![CDATA[On a passé une journée avec les « street medic »]]>https://www.vice.com/fr/article/59v43x/on-a-passe-une-journee-avec-les-street-medicMon, 17 Dec 2018 10:54:56 +0000Samedi 14 décembre au matin. Dans son deux pièces où un portrait de Brecht côtoie Karl Marx, des caricatures militantes et des slogans anars et antifascistes, Denis finit de s’équiper. Dans son grand sac à dos rouge, il dispose soigneusement pansements hémostatiques, compresses, désinfectant, sérum physiologique, tensiomètre et oxymètre.

Il est 9 heures et l’intéressé fait le point tout en avalant un deuxième café. Il ne faut rien oublier. Chaque produit à son importance. Comme les sprays de sérum physiologique et de maalox qu’il porte à la ceinture. « Le sérum phy permet de nettoyer et le maalox permet de neutraliser l’acidité des gaz lacrymogènes », explique-t-il en enfilant sa veste en jean par dessus sa combinaison. La sonnerie de son téléphone retentit. Bousty et Alex sont déjà arrivés sur site. « Contrairement à la semaine dernière, on a réussi à rejoindre le cortège avec notre matériel médical et nos EPI [équipement de protection individuelle, ndlr] », s’enthousiasme Bousty. Un sourire de soulagement se dessine alors sur le visage de Denis.

Il y a une semaine, lors de l’acte IV de la mobilisation des « gilets jaunes », ce groupe de street medic s’était fait confisquer son équipement. Une injustice difficile à comprendre et à accepter pour les intéressés. « Si on n’a pas nos EPI, on se soucie trop de notre propre sécurité et on est donc moins disponibles pour soigner les blessés », précise Bousty le regard bleu posé sur la foule à Saint-Lazare. Autour d’elle, les manifestants encerclés par des camions de CRS somment les forces de l’ordre de les laisser passer. Rien n’y fait. Après deux heures à piétiner dans la nasse les street medic décrochent. « Il y a du monde à Opéra a priori », lance Alex en se dirigeant vers une sortie.

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<![CDATA[Les prêtres ne sont pas tous des vieux ringards ]]>https://www.vice.com/fr/article/3k97wn/les-pretres-ne-sont-pas-tous-des-vieux-ringardsMon, 17 Dec 2018 10:18:14 +0000Malgré une image à la fois ringarde et répréhensible dues aux déviances condamnables des générations précédentes, Charles, David, Johan et Jérémy parlent ouvertement de cette vocation qui les lie autant à Dieu ainsi que des besoins courants des croyants, alternant bible et smartphone. Leur quotidien relève plutôt d’un don de soi total et d’une recherche du bonheur à travers Dieu, avec des journées parfois plus chargées que celles d’un médecin de campagne. Malgré une crise des vocations, la proportion de prêtres pour le nombre de pratiquants reste bonne. Pour le devenir, il faut passer par le séminaire : l’école des prêtres.

Le séminaire dure six ans, où chacun mûrit ce projet de vie radical, découvre et teste l’isolement, comme le célibat. La formation du prêtre comporte quatre dimensions : spirituelle, pastorale, humaine (diplomatie du quotidien) et intellectuelle (philosophie puis théologie). Il arrive souvent que certains réalisent ne pas être transcendés et abandonnent ou changent de voie en cours de cursus.

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Inversement au graphiste qu’il aurait pu être, Jérémy apprécie de pouvoir se confronter au monde extérieur et au cycle de la vie, du berceau au cercueil. Un enseignement rare lui offrant de relativiser certaines questions. Sur le célibat par exemple, Jérémy n’hésite pas : « Marié ou pas, la vie est difficile ! Toute vie a ses renoncements, cette forme de renoncement n’étant pas propre qu’aux prêtres : c’est un peu comme une mère de famille qui élève son enfant, elle n’est pas dans une contrainte destructive, rien n’est subi. »

Dans 10 ans Jérémy sera très probablement curé et sait qu'il y aura moins de prêtres. Beaucoup seront retraités ou morts. Le visage de l’église aura changé et il y aura de nouveaux défis et méthodes à adapter pour accompagner spirituellement les fidèles. Je quitte Jérémy, incollable sur les Citroen DS, les voitures de collection et les sketches des Inconnus, pour le laisser préparer l’homélie d’un enterrement dans une heure.

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<![CDATA[Ce que ça fait d'être payé pour faire semblant d’attaquer des femmes]]>https://www.vice.com/fr/article/nepqzq/ce-que-ca-fait-detre-paye-pour-faire-semblant-dattaquer-des-femmesMon, 17 Dec 2018 08:32:17 +0000Un dimanche à Los Angeles, une dizaine de femmes sont réunies dans un dojo pour suivre leur premier cours d'autodéfense. Assises en cercle sur des tapis, elles regardent nerveusement les trois hommes qui se tiennent de l’autre côté du studio. Les hommes s'étirent et parlent tranquillement entre eux. Plus tard dans la matinée, ils revêtiront un équipement de protection et, de manière aussi réaliste que possible, attaqueront les femmes dans le cadre du cours.

L’ambiance est tendue, même si toutes les femmes présentes, dont beaucoup sont des survivantes d’agressions sexuelles, savent dans quoi elles se sont engagées. Elles ont payé pour l'authenticité. Leur but est d’être confrontées à de vrais hommes, eux-même payés pour les insulter et faire semblant de les attaquer.

« Il s’agit de recréer ce qui se passe réellement dans le monde, en restant aussi réaliste que possible et en essayant de simuler une situation que les femmes peuvent rencontrer au quotidien. Et le fait est que la grande majorité des agressions sont perpétrées par des hommes », déclare Meredith Gold, responsable du cours proposé par RAW Power Self-Defens.

Pour les hommes, dont beaucoup viennent des arts martiaux, c’est une dualité délicate : ils apprennent aux femmes à se défendre, tout en se faisant passer pour les « méchants ». En ce sens, l’événement est très différent du monde discipliné des arts martiaux, où personne n’est censé traiter qui que ce soit de « putain de salope ».

« Nous sommes tous très respectueux dans les arts martiaux. On se fait des courbettes, on s’entraide. Là, il faut apprendre à dire des insultes », explique Mike Belzer, qui pratique les arts martiaux depuis plus de 50 ans. Ces insultes sont un élément clé de ce qu’on appelle « l’entraînement au stress surrénal », l’idée étant que pour qu’un cours d’autodéfense soit vraiment efficace, il doit avoir l’air réel. La plupart des entraînements au stress surrénal émanent du Model Mugging, une forme d'entraînement à l'autodéfense née dans les années 1970 et dont le but est d’apprendre aux femmes à combattre les violeurs. Ces ateliers ont recours à des « assaillants » vêtus de vêtements rembourrés et d'un casque pour résister aux coups de pied à la tête, de sorte que les femmes peuvent les frapper de toute leur force. Dans le cours RAW Power, les hommes assistent Meredith Gold dans l’enseignement des mouvements. Puis, quand vient le moment de pratiquer, ils enfilent leur casque et se mettent dans la peau de leur personnage.

En plus d'apprendre des mouvements tels que les coups dans les yeux, les coups de pied à la tête et les coups de genoux à l'aine, les femmes se forment à la joute verbale et s'entraînent à désamorcer la situation avant d’en venir aux mains. Les hommes incarnent divers enfoirés : le prédateur sexuel, le type en colère dans les embouteillages, etc. « Mais regarde la route, pas ton putain de téléphone, salope », crie l'un des hommes tout en s’approchant d'une femme. Elle recule, lève les mains. Gold l’encourage depuis le fond de la salle et lui rappelle son scénario : il faut commencer par dire à l'homme qu'il est trop près afin de fixer une limite verbale.

« Les deux premières années, c’était très difficile à gérer », déclare Matthew Harris. Il enseigne l'autodéfense dans les environs de Los Angeles depuis huit ans. « Je suis quelqu’un de très empathique et il a fallu beaucoup encaisser. Parfois, je disais quelque chose à une élève et elle éclatait en sanglots. »

Leurs scénarios sont des situations étrangement réalistes que les femmes peuvent rencontrer tous les jours – des attouchements non sollicités, des « compliments » qui se transforment rapidement en agression verbale, puis en agression physique. Harris puise beaucoup de ses idées dans les expériences que ses amies ont vécues. « C’est ce qui se passe dans la rue aujourd’hui, dit-il. Nous apportons ça en classe. »

Le programme d’enseignement RAW Power comporte différents niveaux, et le troisième niveau comprend des scénarios de viol. Dans l'un des cas, toute la simulation d'agression est au sol, l'homme s'approche de la femme, puis la « monte » plus ou moins par-derrière. « Ce sont les cours que les élèves détestent le plus, et ceux que les professeurs aiment le moins enseigner, poursuit Harris. Déjà, il y a la position. Rien que le fait de savoir que vous allez devoir passer par là est très frustrant. »

Avant que les simulations de combat ne commencent, les hommes se présentent et rappellent aux femmes pourquoi ils sont là : pour les aider et les soutenir. « Le but de ces hommes est de nous faire savoir que nous sommes en sécurité, déclare Belzer. Il arrive qu’un ancien militaire ou un ancien policier veuillent participer, mais ils sont un peu durs… Ils sont moins ouverts et moins solidaires. » Les hommes qui gravitent autour de ses enseignements, du moins ceux avec qui j'ai parlé, sont motivés par l'altruisme. Ce sont des gens compatissants et respectueux des femmes. Ce qui rend le passage au « personnage » difficile.

« Pendant les combats, j’ai senti l’adrénaline monter et je ne pensais pas pouvoir me sortir de la situation, mais j’y suis arrivée, comme par miracle. Aujourd’hui, je me sens plus autonome, je n'ai plus peur »

Rodolfo Valdés enseigne l’autodéfense en Argentine. Selon lui, l’entraînement physique est facile. L'autre aspect du cours, beaucoup moins. Afin d'entrer dans le personnage du bourreau ou du violeur, il se rappelle que cela a pour but d’aider l’élève. « Aucun agresseur ne dira jamais : "Hé, Madame, retournez-vous, s'il vous plaît", dit-il. Ce serait irréaliste. Alors… » Il marque une pause : « Vous savez bien. » Il est si poli qu'il arrête l’interview pour me demander s'il peut jurer. Je lui réponds que oui et il reprend, d’un ton plus sec que d’habitude : « Je vais te tuer, connasse… Je vais te violer, salope ! » Il marque une nouvelle pause. « Ça me fait mal de dire des choses comme ça, mais c’est mon rôle de jouer au méchant. »

La majorité des femmes qui ont participé au cours RAW Power ont fondu en larmes pendant les simulations, mais ont continué de se battre sous les applaudissements de Gold et des autres élèves. Selon Belzer toutes les femmes, même celles qui craquent et qui doivent quitter la pièce, sont reconnaissantes envers leur « bourreau » à la fin de la journée. « C’est presque toujours une expérience positive, même lorsqu’elle devient très émotionnelle, poursuit-il. Parce que ces femmes revivent des situations qu’elles ont déjà vécues, sauf qu’elles donnent une nouvelle fin à une vieille histoire. »

« J'étais heureuse qu'ils nous mettent au défi avec des agressions verbales. C’était inattendu étant donné qu’ils ont l’air si gentils », raconte une femme qui m'a demandé de ne pas divulguer son nom. « Les mecs qui donnaient le cours étaient des gens formidables. » Pour elle, l'expérience a été profondément significative. « Une sorte de coquille s'est brisée, poursuit-elle. Je me suis souvenu de certaines agressions que je n'avais jamais considérées comme telles. Pendant les combats, j’ai senti l’adrénaline monter et je ne pensais pas pouvoir me sortir de la situation, mais j’y suis arrivée, comme par miracle. Aujourd’hui, je me sens plus autonome, je n'ai plus peur. »

Kale Shepherd vient tout juste de commencer à travailler comme « bourreau » pour RAW Power. Il avoue qu'il était difficile de résister à l'envie de réconforter une femme lorsqu'elle s'effondrait en larmes pendant ou après une attaque. « Je dois comprendre que parce que je suis un homme, elles ne voudront peut-être pas que j’aille vers elles, que je pose ma main sur leur épaule et leur dise, " Hé, est-ce que ça va" ».

Les hommes qui, dans le cadre de leur formation, se font agresser eux-mêmes, ont tous déclaré que leur travail leur avait permis de mieux comprendre les femmes et de faire preuve de plus d’empathie à leur égard. « Les femmes doivent se promener avec cette peur tout le temps, tandis que moi non, dit Harris. Quand je sors de la salle de classe et que je me dirige vers ma voiture, je n’imagine pas un instant pouvoir être une cible. »

Depuis l'élection présidentielle de 2016 et le début du mouvement #MeToo, le nombre de femmes prenant des cours d'autodéfense n'a pas beaucoup augmenté, selon Gold, mais les femmes sont plus nombreuses en cours à parler ouvertement de leurs histoires personnelles de survivantes. Quant aux hommes, ils sont plus nombreux à souhaiter devenir instructeurs, selon Harris.

« Les hommes ont tout autant de choses à en tirer, déclare Shepherd. Il est très important qu’ils comprennent ce que les femmes vivent au quotidien et qu'ils les soutiennent. C'est un problème que nous avons créé et aucun d'entre nous ne veut en parler. Maintenant, il est important que nous commencions à faire confiance aux femmes et à travailler de concert avec elles pour aller de l’avant. »

Cela peut aussi être profondément thérapeutique. « Pour vous dire la vérité, je finis par canaliser beaucoup d'expériences négatives que j'ai eues avec mon père, explique Belzer. Mon père était colérique et intimidant. Il criait beaucoup. Du coup, quand je me glisse dans le personnage du mec énervé, cela canalise toute l’énergie que mon père m'a apportée. » De cette façon, les hommes réécrivent eux aussi leur propre histoire. « Je sens que je peux mettre certaines de mes expériences négatives à profit. »

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