Culture

Jiwei Han a photographié la vie des lavomatics

Cris d’horreur, regards perdus, rencontres étranges et attente interminable : les lavomatics sont des antres de perdition.
30.6.16
Toutes les photos sont publiées avec l'aimable autorisation de Jiwei Han.

  On a plus ou moins tous connu ces grands moments de solitude dans les lavomatics. Des lessives à 21h, avec un bouquin ou Candy Crush. On a tous eu des rencontres, des regards avec des personnes plus ou moins charmantes. Il s’y passe tellement rien qu’il se passe toujours quelque chose dans un lavomatic. Jiwei Han les a photographié sous tous les angles. Une sorte d’étude de ce lieu où l’on se rend à contrecœur pour laver ses fringues et perdre ses chaussettes une fois sur deux.

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Contrairement aux “supermarchés, bars, librairies et autres endroits où les gens peuvent se parler et socialiser, [dans les lavomatics] il n’y a aucune raison de vouloir se relaxer ou se détendre”, écrit le photographe basé en Chine à propos de sa série Launderette. Ces petits instants du quotidien deviennent presque beaux.

Seul avec soi-même. Une “thérapie” ira jusqu’à penser le photographe. Pour certains, la corvée est salvatrice : un non-lieu qui permet de se poser, réfléchir, se perdre dans ses pensées. Des petits mots sont glissés ici et là. Une phrase, une idée. Mais au fond, il y a de l’ennui, surtout de l’ennui.

On vous laisse découvrir une partie de la série ci-dessous :

Retrouvez toutes les informations sur la série sur le site de Jiwei Han.