Etats-Unis

La fac de Vanderbilt va débourser 1,2 million de dollars pour retirer le mot "Confédéré" d'un bâtiment

L'association "United Daughters of the Confederacy", qui a financé en 1933 la construction du bâtiment, refusait que la fac retire ce mot devenu tabou.

par Ruby Samuels
17 Août 2016, 3:10pm

Le Memorial Hall de Vanderbilt. (Photo via vanderbilt.edu)

Cela va coûter 1,2 million de dollars, mais la fac de Vanderbilt va finalement retirer le mot « confédéré » du nom de l'une de ses résidences universitaires.

L'université privée, fondée en 1878 à Nashville, dans le Tennessee, changera le nom du « Confederate Memorial Hall », en le réduisant simplement à « Memorial Hall ». Ceci mettra un terme à une bataille juridique de 14 ans avec l'association « United Daughters of the Confederacy », qui avait fait don de 50 000 dollars pour construire la résidence universitaire en 1933.

L'United Daughters of the Confederacy a poursuivi en justice Vanderbilt en 2002 après que l'université a essayé pour la première fois de renommer le bâtiment « Memorial Hall ». Trois ans plus tard, une cour d'appel du Tennessee a décidé que l'inscription du bâtiment pourrait être modifiée si le don était rendu à sa valeur actuelle, soit 1,2 million de dollars.

Des donateurs anonymes ont fourni à l'université l'argent nécessaire pour effacer le mot et le conseil d'administration de Vanderbilt a approuvé le changement cet été.

« Nous pensons que réécrire l'Histoire est tout simplement terrible. Et je pense que c'est un jour très sombre pour une école, disposant de ce genre de réputation, de cautionner ceci », a déclaré l'avocat Doug Jones, qui représente l'association United Daughters of the Confederacy.

Mais le président de l'université Vanderbilt, Nicholas S. Zeppos, a une opinion différente de l'Histoire : « Nous ne disons pas que ceci n'est pas une part de l'histoire de Vanderbilt », a-t-il expliqué. « Je pense que nous enseignons l'Histoire de la manière dont nous parlons de ces événements. »

Plusieurs écoles dans le Sud, et ailleurs, ont commencé à prendre ce genre de décision. Par exemple, l'université de Georgetown, à Washington, a récemment découvert que 272 esclaves avaient été vendus en 1838 pour recueillir des fonds de manière à empêcher la fermeture de l'université. Celle-ci essaye aujourd'hui d'identifier et de rendre honneur à l'histoire des descendants de ces esclaves.

Une autre université, la Middle Tennessee State University à Murfreesboro, cherche à changer le nom de l'un de ses bâtiments, portant le nom de Nathan Bedford Forrest, un co-fondateur du Ku Klux Klan.


Suivez VICE News sur Twitter : @vicenewsFR

Likez la page de VICE News sur Facebook : VICE News FR