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Ma dernière paye: Françoise Abanda

Raquette et gaufrette.

Cet article fait partie de la série « Les vraies affaires ». Françoise Abanda est l’une des meilleures joueuses de tennis du Canada. À 21 ans, la Québécoise est la quatrième Canadienne au classement WTA, derrière Carol Zhao, Eugénie Bouchard et Bianca Andreescu. Quand Françoise parle de tennis, elle répète souvent qu’elle ne fait que ça. « Entraînement-maison, maison-entraînement, je n’ai pas beaucoup de temps pour faire autre chose. » Elle a commencé sa carrière très tôt, à l’âge de 12 ans, et parle de son métier avec beaucoup de passion.

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« J’ai de la chance d’avoir un métier aussi excitant. Le tennis ça apprend beaucoup de qualités qui sont utiles dans la vie de tous les jours: la concentration, la discipline et donner le meilleur de soi-même par exemple. »

Sa carrière lui a aussi permis d’apprendre à gérer sa vie et son budget à un jeune âge. «Quand on voyage autant, il faut apprendre à bien anticiper les dépenses, et aussi avoir le réflexe de consulter les taux de change dans chaque devise, mais pour ça j’ai une app sur mon téléphone, heureusement! »

À Montréal, Françoise vit avec sa mère, « sa plus grande fan », et sa sœur Elisabeth, qui joue au tennis universitaire. Son plus grand plaisir, c’est de retrouver cette vie montréalaise. « Quand je reviens à Montréal, je passe tout mon temps à me balader dans la ville. Je n’en sors plus ! »

Entre ses voyages pour participer à des tournois partout dans le monde et son été montréalais, Françoise nous raconte ce qu’elle a fait avec sa dernière paye.

Des billets d’avion: 1000 $

« Quand tu es junior dans la Fédération canadienne de tennis, c’est-à-dire que tu as moins de 19 ans, ils te paient tes billets d’avion et ils t’aident financièrement. On est chouchoutés, parce que tous les athlètes ne sont pas soutenus à ce point par leurs fédés. À partir de 19 ans, tu deviens indépendant, tu paies tes propres déplacements, ça m’a vraiment appris à me responsabiliser, c’est génial!

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« Je prends beaucoup l’avion pour aller jouer des tournois. J’en prends depuis que j’ai 12 ans. Au début, j’adorais ça, mais, maintenant je suis un peu plus habituée. J’en profite pour faire des soins, parce que ça peut être fatigant pour le corps d’être toujours en déplacement! »

Des nuits à l’hôtel : 100 $ « Les hôtels sont payés par les tournois généralement, mais tu finis toujours par rester une nuit de plus. Et ça devient un poste de dépense parce qu’après un match, tu n’as pas forcément envie de courir les rues pour trouver un restaurant. Alors, tu vas au restaurant de l’hôtel ou tu commandes un room service. J’adore découvrir une nouvelle chambre, rester tranquille avec mon téléphone et mon petit plateau, c’est un moment de calme précieux! »

Gaufre choco-noisette : 15 $

« Quand je suis de retour à Montréal, dès que j’ai une envie de sucré, je vais à Cacao 70. Tous mes amis le savent, c’est mon endroit préféré. J’y vais aussi avec ma famille, dès que je peux en fait! Je prends toujours la même chose: une gaufre chocolat-noisette. »

Le salon de coiffure : 100 $

« J’adore changer de coiffure. Je m’amuse souvent à changer de style entre cheveux lisses, tresses, chignons… C’est une activité que j’aime beaucoup, ça m’a toujours plu.

« Pour les nattes sur les photos, j’ai été coiffée au salon. C’est un processus très long. Et puis ça coûte pas mal cher quand même, c’est 100 $ minimum, et c’est long aussi! Ça peut durer une heure ou quatre heures parfois, dépendamment du style.

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« Les problèmes avec les tresses, c’est que ça peut être lourd pour courir sur le terrain, donc c’est pas tout le temps. Pour jouer, j’attache toujours mes cheveux et je fais une tresse haute, c’est ce qui est le plus pratique. Je dois jouer le visage dégagé. J’ajoute aussi du gel, comme ça tout reste parfaitement intact et rien ne bouge pendant le match! »

Un match des Raptors et un match de l’Impact : 150 $

« Quand je suis à Toronto, j’aime aller voir les Raptors. J’adore voir les autres athlètes performer des sports différents. Au tennis, il faut être très silencieux, au basket, ils sont très expressifs! C’est super intéressant.

Même chose avec les joueurs de l’Impact, j’observe leur façon de se déplacer, leur endurance. Je vois tout de suite sur leurs visages quand ça devient dur. Je m’identifie beaucoup! Les gens qui crient sur les sportifs et qui les critiques quand ils ont l’air fatigués n’ont jamais fait de sport, c’est sûr. » Cet article a été publié grâce au soutien de la Banque Nationale.