Drogue

Descentes dans huit dispensaires de cannabis du Québec

À une semaine de la légalisation, la Sûreté du Québec n’entend pas à rire.
Photo : Le 710

La Sûreté du Québec, en partenariat avec les services de police de Laval, de Saint-Jérôme et de Trois-Rivières, a perquisitionné huit dispensaires illégaux, mercredi matin. Huit personnes ont été arrêtées, et ce, à une semaine, jour pour jour de la légalisation du cannabis au pays.

« Malgré l’entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis le 17 octobre prochain, ces dispensaires demeurent illégaux, car ils ne respectent pas le Règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales », peut-on lire dans un communiqué sur le site internet de la Sûreté du Québec.

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Ces descentes policières ont eu lieu à Laval, Vaudreuil, Salaberry-de-Valleyfield, Saint-Jérôme, Trois-Rivières, Shawinigan, Victoriaville et Nicolet.

Des succursales de la boutique 710 Smoke and Vapors ont notamment été perquisitionnées. Albert Krespine, qui possède la marque, plaide qu’il n’a toujours rien à se reprocher. Les franchises montréalaises dont il est propriétaire n’ont d’ailleurs pas été visitées aujourd’hui.

« Je ne peux pas toujours être là à vérifier ce que font les franchisés, dit-il. S’ils ont vendu du cannabis sans prescription, ce n’est pas mon problème. C’est clair que ce n’est pas bon pour mon nom, mais pour l’instant, je ne peux rien faire. Je vais voir les preuves de la police. »

Les deux dispensaires de cannabis thérapeutiques les plus anciens de la métropole, la Croix verte et le Centre compassion n’ont pas été touchés par les perquisitions.

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Il s’agit de la première frappe du projet Portillon, qui découle du programme ACCES Cannabis (action concertée contre l’économie souterraine) lancé au mois de septembre. L’enquête, menée en collaboration avec la Division des enquêtes sur le crime organisé, a démontré que ces commerces possèdent du « cannabis et des produits dérivés en vue d’en faire le trafic de façon illégale ».

« Il y a 120 producteurs autorisés au Canada pour les gens qui veulent du cannabis à des fins médicales, avance la porte-parole de la Sûreté du Québec en Mauricie, Éloïse Cossette. Pour le récréatif, ça va être à la Société québécoise du cannabis la semaine prochaine. Les gens ne peuvent pas s’improviser commerçants. »

Simon Coutu est sur Twitter .