Le jour où je me suis brisé la nuque à Atlanta

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Le jour où je me suis brisé la nuque à Atlanta

Ma dernière mine en date a eu des conséquences inattendues
23.3.12

La dernière chose dont je me souvienne est d'être parti d'une fête à Atlanta – le genre de fête avec alcool à volonté. Je n'ai aucune idée de la façon dont je me suis retrouvé à l'hosto avec la nuque brisée, une hanche et des côtes cassées. Quatre heures plus tôt, je dansais comme James Brown dans une version karaoké mortelle de « Super Freak » de Rick James et tout à coup, je me retrouvais sur un brancard, entouré de médecins me conseillant de rester calme et de ne pas bouger parce que je m'étais cassé le cou et que j'étais peut être paralysé. Putain. J'ai agité mes orteils frénétiquement. Soulagement : ils bougeaient encore.

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Quelqu'un m'a appris que j'étais tombé d'un balcon du deuxième étage et que j'avais atterri sur la chaussée. Je ne sais pas trop comment, mais ma tête n'a pas touché le bitume. C'est le genre de miracle qui rendrait croyante la personne la plus sceptique. Bizarrement, la veille de ma chute, j'avais reçu un colis de ma mère avec un collier de perles et une croix en bois. Je n'avais jamais vraiment porté de bijoux – surtout ornés de symboles religieux – mais sans même y penser, ce jour-là, je l'avais mis autour de mon cou. Le soir, je suis tombé.

Qui sait pourquoi ce genre de choses arrivent ? Il doit bien y avoir une raison. Je n'avais pas vu ma famille depuis des années, et grâce à ma chute, j'ai eu la chance de les voir tous les jours pendant des mois et des mois, le temps de me remettre sur pied. Ma mère est venue de Hawaii pour s'occuper de moi pendant 6 mois, jusqu'à ce que je puisse remarcher. On n'avait pas été tous ensemble depuis le divorce de mes parents, il y a quinze ans. Et on a passé des moments très touchants.

Par exemple, en quittant l'hôpital en voiture, j'étais défoncé aux calmants et, à ma grande surprise, ces trucs vous constipent à fond. J'avais englouti des laxatifs hyper forts pour me soulager et en quelques secondes, je me suis retrouvé à hurler sur mon père pour qu'il arrête la voiture parce que je devais absolument aller aux toilettes. On s'est engouffrés dans le parking d'un McDonald mais le temps que je sorte du van et que j'atteigne la porte du restaurant, je m'étais complètement chié dessus. C'était assez hilarant, j'étais vraiment en train de me marrer alors que de la merde coulait le long de ma jambe et recouvrait mes chaussures. J'ai du mal à imaginer ce que les gens qui dégustaient leur McMerde ont dû se dire en me voyant agrippé à mon déambulateur, mort de rire tandis que mon cul était victime d'une marée marron.

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C'est toute l'absurdité et la beauté des liens familiaux peu conventionnels. Mon frère, Dieu le bénisse, m'a aidé à me nettoyer au McDo pendant que mon père nettoyait le trottoir. On s'est bien marrés. Ce genre d'événement vous donne une toute nouvelle perspective sur la vie : vis ou meurs, mais bouge-toi le cul !

Voici quelques photos de la soirée avant l'accident et de moi et ma famille pendant mon rétablissement, en Floride. Un genre d'avant/après. Vous devriez être capable de déterminer quelle photo appartient à quelle catégorie.

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