La Santa Muerte est la sainte patronne des délinquants et des parias mexicains

Aujourd'hui, on estime qu'environ six millions de Mexicains vouent un culte à cette déesse de la mort.

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05 Novembre 2014, 9:00am

Le Mexique fait actuellement face à de nombreux problèmes : une pénurie d'emplois correctement rémunérés, la corruption, la violence, l'accès réduit à l'eau potable, la pollution, le trafic routier... et la liste est encore longue. Il est ainsi fréquent de voir de nombreux Mexicains se méfier de leurs chefs et des institutions.

Une de ces institutions est celle de l'Église catholique. La religion dominante au Mexique est en plein déclin, car ses anciens fidèles commencent à se tourner vers des cultes religieux plus modernes pour répondre à leurs besoins spirituels.

La ​Santa Muerte en est le premier exemple. Cette sainte vénérée par des millions de fidèles à travers le Mexique est connue pour être la gardienne de tous les délinquants. Elle est la sainte patronne des parias et de ceux qui se sentent délaissés par la société.

Le culte moderne de la Santa Muerte est apparu pour la première fois aux alentours de 1965, dans l'État de l'Hidalgo. Depuis, ce culte a été associé à la violence, au crime, à la prostitution et au trafic de drogue.

Ses fidèles ne sont pas particulièrement religieux, mais ils ne sont pas athées pour autant. Ils créent leurs propres icônes et codes religieux pour nourrir leurs existences, leurs identités et leurs pratiques. Beaucoup se disent que leur divinité les laissera mener des activités violentes, avant de les pardonner pour leurs actes.

Les fidèles de la Santa Muerte sont devenus de plus en plus nombreux au cours de ces dix dernières années - aujourd'hui, le nombre de Mexicains qui la vénèrent est estimé à six millions. La plupart d'entre eux ont moins de 30 ans et viennent de zones socio-économiques pauvres. Ces adeptes ont été catalogués comme étant des praticiens blasphématoires du satanisme.

Erin est une pho​tographe​ née en Nouvelle-Zélande, actuellement installée au Mexique.