Les « rappas » de Bad Nylon nous présentent leur tout nouveau clip

Bad Nylon, c’est un peu un coup de pied dans la fourmilière du rap québécois. En mêlant des flows complexes mais décomplexés, avec une pointe de désinvolture et une esthétique bien travaillée, le groupe semble avoir une ligne directrice claire.
5.7.17

Bad Nylon est un collectif montréalais composé de Kayiri, ZOZ, Marie-Gold et de la DJ Audrey Bélanger. Bien que les filles fassent du rap, attention, pas question de parler ici de rappeuses. Les artistes ont inventé et adopté le terme rappa, qui est d'ailleurs le titre de leur tout nouveau simple, accompagné d'un vidéoclip très bien exécuté, signé Caraz.

« Rappa, c'est un mot fictif, inventé spontanément, qui représente notre interprétation personnelle de la rappeuse, explique ZOZ. La chanson explique en quelque sorte le chemin qu'on a pris dans le milieu du rap, notre intégrité, notre créativité et d'ou on la puise. ».

Car de la créativité, Bad Nylon n'en manque pas. En analysant leurs paroles, on constate assez vite que les rappas refusent de tomber dans le rap facile. Avec des références à Stendhal, au Roi lion ou encore à la mythologie grecque, elles réussissent avec aisance à surfer sur la ligne entre un rap léger et du droppage de gros knowl', comme on dit dans le rap jeu québécois.

Pour le clip de Rappa, les filles se dévoilent au public d'une autre manière. Cadillac classique, balade dans la nuit jusqu'à une carrière, coffre arrière rempli de secrets; on exploite ici des thèmes assez conventionnels du monde du rap masculin, mais le tout avec une pointe d'autodérision à travers laquelle on ressent une véritable envie de la part des filles de démontrer qu'elles entendent bien faire les choses à leur façon.

« On a souvent été dépeintes dans les médias comme étant des femmes dans l'ombre des hommes. On n'a pas envie de se faire laisser une place galamment. On veut travailler et on va travailler pour l'avoir, cette place-là », explique Marie-Gold.

Billy Eff est sur internet ici et .