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LE NUMÉRO MODE 2011

Employés du mois

Avant de nous rejoindre, Christelle terminait ses études à Sciences Po Aix-en-Provence où elle était spécialisée en « Affaires et projets culturels à l'international/mécénat »...
01 avril 2011, 12:00am

CHRISTELLE OESTREICHER

Avant de nous rejoindre, Christelle terminait ses études à Sciences Po Aix-en-Provence où elle était spécialisée en « Affaires et projets culturels à l’international/mécénat », projet ambitieux dont on n’a pas toujours pas réussi à définir les contours. Ici, en plus de nous aider à l’édito, elle fait figure d’ambassadrice du Luxembourg (ses parents y sont domiciliés) et nous initie chaque jour aux secrets du Grand-Duché. Elle connaît notamment tous les bons plans clopes détaxées, les moyens de contourner les avis d’imposition français, de même que les multiples façons d’éviter une guerre mondiale. On cherchait à faire une dernière vanne à propos de cette nation germano-belge, mais on n’est pas sûr de la manière dont elle pourrait l’interpréter. On préfère encore rétablir la vérité et dire que cette charmante jeune fille aime bien les poneys et lutte pour la protection des ours polaires, c’est plus réglo.

LAURE FARETTI

Laure nous a rejoints il y a quelques semaines et on la soupçonne déjà de vouloir prendre la tête du pôle féminin de notre équipe à grands renforts de bonne humeur et de dialogue. L’étendue exacte de ses fonctions est un mystère de plus dans notre bureau saturé de tabous, de non-dits et de secrets mais il semblerait qu’elle soit en charge du marketing digital. Elle déploie des trésors d’inventivité pour persuader le monde entier de la qualité et de l’importance de notre contenu éditorial, ce qu’aucun de nos journalistes timides et grognons ne saurait faire. Comme tout communiquant rompu aux relations publiques, Laure est dotée d’un sens de l’initiative et du leadership qui s’avère décisif vers 15 h 30 pour nous faire partir en pause déjeuner mais beaucoup moins en fin de journée quand il s’agit de nous convaincre d’aller au Social Club.

JON SAVAGE

Jon est une espèce de swâmi punk-rock. Il a consacré la majeure partie de son existence à s’immerger dans sa propre culture et à écrire les meilleurs textes sur la musique qu’il nous ait été donné de lire. Diplômé de la prestigieuse université de Cambridge, Jon est connu pour son livre England’s Dreaming, qui relate l’histoire des Sex Pistols et de la musique punk. Mais sa carrière a commencé au milieu des années soixante-dix, alors qu’il était rédacteur en chef du fanzine London’s Outrage, bien avant d’écrire pour de grands magazines comme Sounds et The Face. En 2007, il a publié Teenage: The Creation of Youth, 1875-1945, un magnifique livre qui retrace parfaitement l’histoire de la culture des jeunes. Pour ce numéro, Jon nous a rédigé un article historique sur les gosses bien sapés qui ont terrorisé les nazis.

CONNIE WANG

Connie a fait ses études à l’University of California de Berkeley, où règnent un mépris ancestral pour la mode et un désir très prononcé de s’habiller comme une merde. Impossible de savoir par quelle magie miraculeuse elle a pu devenir l’une des femmes les plus élégantes de New York et la rédactrice en chef du site de mode Refinery29.com après un parcours pareil. Il y a deux ans, elle avait fait une très bonne interview de Rick Owens pour nous, mais pour une raison obscure, on ne l’avait pas mise sur cette page. Finalement, on se dit qu’on a plutôt bien fait puisqu’on se retrouve aujourd’hui avec une photo splendide pour illustrer cette zone de diversité biographique. Ce mois-ci, Connie a eu la bonne idée de s’entretenir avec le génie du textile Hussein Chalayan.

FRÉDÉRIC FLEURY

Frédéric Fleury est notre dessinateur français préféré depuis trois ans, quand il a sorti l’incroyable série « Ice Fuckers » qui mettait en scène des personnages distraits baisant des bonhommes de neige ou s’autosuçant la bite. On a tellement aimé ce truc qu’on ne lui en a pas du tout voulu de faire exactement la même chose un an plus tard, mais à base d’arbres, de branches et de troncs. Depuis, cet ancien apprenti juriste reconverti dans l’art contemporain continue de dessiner des sexes en érection, qu’il publie au sein de son magazine (Frédéric Magazine) ou sur la plate-forme dont il est à la fois le principal actionnaire, le gérant et le seul artiste, les Éditions du 57. À côté, il nous file une série de quatre cases tous les mois ; ça s’appelle Death Roads et on est si fiers de publier ce truc qu’on ne lui en veut même pas de ne pas encore avoir inséré de bite dedans.