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Des scientifiques mettent au point une « seconde peau » qui dissimule les rides

Cachez-moi cette vilaine peau sous un film de polymères.
10.5.16

Personne n'aime vieillir. Aussi, les produits visant à combattre les rides et le relâchement cutané tiennent une place de choix dans les rayons cosmétiques. Mais la « seconde peau » créée par une équipe de scientifiques du MIT est sur le point de bousculer la tradition des crèmes et onguents anti-âge.

Fabriqué en siloxane, un matériau souple à base d'atomes de silicium et d'oxygène entrelacés, la seconde peau est constituée d'une couche de polymères réticulés (XPL). Lorsqu'elle est étalée sur la peau sous forme de lotion, puis « activée » par un catalyseur à base de pommade, le XPL forme un film invisible qui permet de lisser les rides et augmente l'élasticité de la surface de la peau sur laquelle il est appliqué.

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Vous pouvez apprécier les effets de ce film synthétique cutané dans une courte vidéo expliquant le déroulement les tests cliniques sur le XPL dont les résultats ont été publiés lundi dans Nature Materials. Pour les âmes sensibles : à partir de 00:19, une opération un peu flippante est effectuée sur la peau d'une femme, dont les cernes sont pincées et manipulées sans cérémonie.

Comme l'ont montré les tests cliniques, le XPL parvient à dissimuler les rides pour une période de 24h, et peut-être retiré à tout moment comme un masque de beauté. Parce qu'il permet de donner la sensation d'un visage rajeuni, l'industrie cosmétique devrait probablement s'emparer du concept. Cependant, les scientifiques et les ingénieurs qui l'ont mis au point ont déjà d'autres applications possibles en tête.

« XPL raffermit la peau pour une durée de 24 heures. »

En outre, cette peau synthétique procure une protection contre les rayons ultraviolets, et contre les dommages causés par le soleil en général. Elle lui permet également de rester bien hydratée sur une période prolongée. Les chercheurs du MIT, en collaboration avec leurs collègues du Massachusetts General Hospital, de Living Proof et de l'Olivo Labs, estiment que cette technologie pourrait également être utilisée dans le traitements de problèmes de peau comme l'eczéma et les dermatites en général.

« Pour résumer, on a là une seconde peau parfaitement invisible capable de constituer une barrière protégeant la peau des agressions. Elle a des applications cosmétiques évidente, et peut aussi servir à diffuser un traitement local dans l'épiderme, » explique Daniel Anderson, professeur associé au Département d'ingénierie chimique du MIT et co-auteur de l'article.

« C'est une technologie vraiment prometteuse, qui pourrait révolutionner la cosmétique et la dermatologie. »