Selon une étude, les rugbymen néo-zélandais sont des gros lourds

Un rapport commandé par la fédé dénonce le comportement plus que déplacé des rugbymen néo-zélandais, entre abus de picole et attitude sexiste.

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11 Septembre 2017, 12:00pm

Reuters

Les rugbymen de Grenoble accusés de viol en réunion ne sont pas les seuls à se retrouver dans le viseur de la justice et des médias. Aux antipodes, et plus précisément en Nouvelle-Zélande, certains de leurs collègues sont eux aussi pointés du doigt après une série de faits divers plus ou moins glauques qui ont jeté l'opprobre sur le sport-roi de l'archipel.

La saison dernière, les joueurs des Chiefs, le club d'Hamilton, ont attouché et léché une danseuse qu'ils avaient engagée pour leur soirée de fin de saison avant d'insulter un couple gay. Ces dérives ont poussé la Fédération néozélandaise de rugby, la NZRU, à commander un rapport sur le comportement des joueurs. Et les conclusions ne sont pas très flatteuses. Selon ce document, que le Guardian a pu se procurer, 36 "incidents" auraient été répertoriés sur les quatre dernières années, entre cuites, prise de drogues, homophobie, blagues graveleuses et bagarres.

Selon l'étude, il faut un changement radical de comportement des joueurs de rugby, qui commencent à discréditer la discipline aux yeux du public. Au coeur des critiques, l'alcool, « facteur clé » à l'origine d'au moins 50% des « dérapages ».

Steve Tew, dirigeant de la fédération de rugby néo-Z, s'est félicité que ce rapport brise un tabou et espère que cette prise de conscience permettra un changement des mentalités et des comportements dans les prochaines années. Un enjeu de taille dans le pays, où les joueurs de rugby sont adulés, et un nouvel épisode de la fameuse exemplarité demandée aux sportifs de haut niveau, exemples pour la jeunesse. Steve Tew a aussi souligné qu'il fallait changer de discours avec la nouvelle génération de joueurs : « Aujourd'hui, on voit des joueurs à qui on répète sans arrêt qu'ils font partie de l'élite, et ce dès leur plus jeune âge. Ils développent un sentiment d'impunité inconscient et n'ont pas le recul critique nécessaire. »