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Avec ces femmes qui éjaculent grâce à la sodomie

« Si beaucoup de femmes rapportent adorer la sodomie, elles disent aussi demander quelques éléments essentiels, comme de la douceur, du lubrifiant et une taille précise de pénis. »

par Mélodie Nelson
26 April 2019, 2:38pm

Je suis incapable de décrire ce que je ressens lors de la sodomie : c'est un plaisir et des sensations totalement différentes que pour la pénétration vaginale. En fait, comme une amie le précise, « ça ne se compare pas », comme je n'oserais pas comparer me vernir les ongles et prendre un bain, deux activités que j'aime pourtant beaucoup. Si beaucoup de femmes rapportent adorer la sodomie, elles disent aussi demander quelques éléments essentiels, comme de la douceur, du lubrifiant et une taille précise de pénis.

Un plaisir plus intense et constant
Lors d'un appel sur ma page Facebook pour avoir des témoignages, Morgane m'a écrit en privé pour me rapporter qu'elle avait longtemps cru que ce lui serait impossible, de se faire enculer, car elle a une maladie intestinale chronique qui rend habituellement très inconfortable toute caresse dans cette région. « Mais avec mon mari c'est différent. Je pense que c'est une question de compatibilité au niveau des dimensions : les doigts ou les sex toys j'aime toujours pas, mais si c'est son pénis, les orgasmes sont plus faciles, rapides et intenses, et même avec éjaculation vaginale », remarque-t-elle.

Morgane n'est pas la seule à jouir plus facilement lorsqu'elle se fait prendre entre les fesses. Audrey rapporte que même si elle refuse cette pratique avec des partenaires de passage, quand elle est en couple elle succombe et adore offrir son petit trou. « Étant une femme fontaine, quand je suis sodomisée j'éjacule comme jamais », raconte-t-elle. Juliette expérimente le même phénomène : « Ce n'est qu'avec la sodomie que j'arrive à éjaculer, à être femme fontaine. Quand c'est très bien fait, c'est cent fois plus plaisant qu'une pénétration vaginale. Par contre, je suis escorte et j'aime pas trop la sodomie avec les clients. J'évite, car c'est trop intime pour moi… et au bout de cinq minutes je ne supporte plus le lubrifiant et la capote qui me brûlent le cul. »

« Les orgasmes anaux parcourent tout le corps en passant par la colonne vertébrale »

En couple depuis trois ans, Steve réalise que sa copine a également des orgasmes plus intenses lors du sexe anal, des orgasmes plus constants, car son sexe « semble la stimuler sur une plus grande zone comparativement au sexe vaginal », comme si elle était plus pleine de lui.
Daniel réussit à décrire les sensations différentes que lui donne un orgasme grâce à sa prostate par rapport à un orgasme lors d'un coït plus traditionnel : « La prostate est le point G masculin, alors je sais que c'est pas pareil, le témoignage d'un homme, mais je dois avouer que le plaisir est très intense. Quand on joue au niveau de ma prostate, ça me fait bander plus dur et ça procure une sensibilité décuplée au gland. Je peux comprendre certains de ne pas aimer ça, parce que c'est parfois même trop intense. Les orgasmes anaux parcourent tout le corps par la colonne vertébrale, alors que les autres orgasmes, par pénétration vaginale ou quand je me fais sucer, sont plus souvent centrés autour du pénis et du bas-ventre. »

Cunnilingus extra bacon

Pour d'autres, la jouissance n'est pas atteignable, mais ça accentue le plaisir, comme « un extra bacon à l'orgasme », me suggère Sandra. « Ça le prolonge », renchérit Alice, pour qui les plugs anaux et les doigts aident aussi à connaître le plaisir. « La stimulation anale avec les doigts durant le cunnilingus : winner », dit-elle. Sandra croit aussi que se faire lécher le clito avant une pénétration anale l'aide à être plus détendue et ouverte, se rétractant sinon dès que son copain la pénètre d'un millimètre, si elle est trop stressée.

Douleur ou nouvelles sensations à apprivoiser?

Ce n'est pas nécessairement à la première sodomie que tout le monde bénira cet acte sexuel. Comme Pivoine l'indique, c'est parfois beaucoup d'essais, d'erreurs, de douleurs « comme si quelque chose se déchirait en soi » et l'impression étrange de « chier par en dedans ». Magalie évoque qu'elle déteste la journée d'après, avec « les soubresauts de l'anus, comme une fleur qui n'est pas sûre d'éclore, qui s'ouvre un peu, beaucoup, passionnément, puis se referme, mais dont tu n'as pas le contrôle... ça me décourage ».

Concernant la douleur, Alice invite à apprivoiser les sensations nouvelles et à ne pas les lier directement à un supplice. « Je pense que les gens associent parfois l'intensité à de la douleur, sans vraiment "réfléchir" à ce qu'ils ressentent. Sitôt que ça devient intense, inconnu, on se dit "ça fait mal!" et on arrête. Mais je pense que si on prenait le temps d'apprivoiser plus nos nouvelles sensations au lieu de nous dire vite "ça fait mal", on y prendrait vraiment plus de plaisir. »

Imiter les pornstars pour déjouer les tabous

La confiance, le plaisir résultant d'autres pratiques sexuelles comme l'utilisation de sex toys, le doigtage et les cunnis, l'envie de découvrir un nouveau plaisir et même la possibilité de baiser sans avoir peur de faire des bébés peuvent inciter à expérimenter et à apprécier le sexe anal. Les films porno peuvent aussi exciter et provoquer le désir de combler son petit trou. Toutefois, il ne faut pas associer la sodomie uniquement et principalement à la pornographie, comme il ne faut pas la lier à la violence, même si un certain rapport de domination et de soumission est possible lors de relations sexuelles anales. Comme Alice le déplore, quand les gens prédisent que les filles se sentent forcées d'ouvrir les fesses à cause du porno, c'est dommage parce que ça incite à associer des sensations intenses à quelque chose de potentiellement répréhensible.

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Cet article a été initialement publié sur VICE Quebec.