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Une génération entichée de pornstars et de weed

Que le pot soit consommé de manière récréative ou avant de faire la position de la brouette devant la caméra, ce n’est pas surprenant. Maintenant, toutefois, le pot s’invite de plus en plus comme fétiche avoué et célébré.

Le pot, comme les huîtres et le chocolat, est considéré comme un aphrodisiaque. Il permettrait de ne plus avoir peur des marques de fessées et d'avoir des orgasmes plus intenses, tout en les retardant. C'est peut-être une des raisons pour lesquelles certains acteurs porno en consomment. Grâce au pot, les acteurs n'éjaculent pas trop rapidement et peuvent donc changer 24 fois de position avant de jouir sur le visage d'une femme déguisée en baby-sitter de bébés tigres.

Puff Puff Porn

La plateforme de porno mainstream Pornhub avait dévoilé l'an dernier, en l'honneur du 420, que les mots « weed » et « smoking » étaient très populaires. Magical Pinky Weed, une des vidéos les plus populaires, présente Pinky, une pornstar qui apparaît, tel un génie, après que trois amis aient bien inhalé du pot.

Selon les statistiques de Pornhub, les jeunes adultes entre 18 et 24 ans rechercheraient à 122 % plus que les autres personnes à se branler devant leur ordinateur après avoir écrit le mot « weed » au clavier. Les hommes seraient 114 % plus excités que les femmes devant une bouche et un bong. Le pays le plus intéressé par les coïts au cannabis est celui dans lequel est née la première dame des États-Unis, la Slovénie. Le Canada vient en troisième position des amateurs de masturbation et de « puff puff porn ». 


Fétiche de cigarettes et de joints bien roulés

Alexia, qui performe depuis huit ans sur des sites de webcam, indique qu'au début, elle se faisait payer pour fumer des cigarettes, lascivement, en jeans, habillée légèrement ou toute nue. « Ce que les clients me demandaient, c'était de faire des ronds avec la fumée, de rejeter la fumée lentement. Je regardais des clips sur YouTube pour apprendre des techniques », rigole celle qui, depuis, fume souvent des joints devant sa webcam à la maison. Des clients lui suggéraient fréquemment d'incorporer le cannabis à ses séances de fumettes sexy. Elle avait aussi remarqué la popularité de certaines actrices porno qui s'exhibent avec un bong et en chaussettes à motif de feuilles de chanvre, comme Kristina Rose, ou dans des émissions YouTube pour défoncés.

Depuis 2013, Doug Benson, l'animateur de Getting Doug With High, invite des célébrités à placoter weed avec lui. Plusieurs actrices porno y ont été reçues, comme Riley Reid et Janice Griffith. Le 14 février 2017, l'émission Wake and Bake, produite par EXXXOTICA.tv, mettant en vedette exclusivement des pornstars et des joints bien roulés, a fait son apparition sur YouTube. La première invitée était Abella Danger, tirant sur un long t-shirt de baseball à rayures rouges et blanches, avant de cogner à la porte numéro 420 d'un hôtel très basique. Au lit avec l'animateur N. A. Poe, la gagnante 2016 du prix Best New Starlet a fumé et discuté de ses trophées et de consommation de pot et de porno, toute détendue et souriante. 


Une génération récente de pornstars affiche totalement son penchant pour les joints sur les réseaux sociaux. Sur Instagram, Kendra Sunderland publie des vidéos d'elle en train de fumer de manière aguichante. Madison Ivy expose des photos d'elle, agenouillée dans un champ de cannabis, avec un boyau d'arrosage dans les mains, mouillant sa petite camisole blanche pour révéler à la fois ses seins et son attitude très ouverte quant à la culture du pot. Keisha Grey a une feuille de chanvre tatoué sur son majeur. Karla Kush et Jenna Sativa ont même choisi leur nom en lien avec leur passion pour le cannabis.

Une retraite à l'odeur de weed 

Alors que plusieurs stars porno ont une quantité de jouets ou de poupées gonflables qui leur ressemblent vaguement, certaines actrices se tournent maintenant vers la commercialisation du pot. Légalisés dans certains États aux États-Unis, il est permis depuis le 8 novembre dernier de consommer du pot à des fins récréatives en Californie, capitale de la pornographie made in America. Enchantées des progrès juridiques, Skin Diamond et Lizz Tayler ont rapidement lancé leur propre ligne de cannabis.

Justine Joli, une actrice ayant joué dans plus de 250 films pour adultes, s'est aussi lancée en affaires lorsqu'elle ne savait plus du tout quoi faire pour gérer son stress. « Je ne pouvais pas manger des carrés Rice Krispies et des bonbons tout le temps sans imaginer que mes fesses n'allaient pas rester de la même taille », dit-elle, pour expliquer la création de Green Fairy Edibles, une compagnie fabriquant du beef jerky au pot. Peu à peu, elle se distancie de la porno, au profit du cannabis.

Layla Price évoque aussi une retraite paisible à l'odeur de weed d'ici cinq ans, travaillant avec Natural Cannabis à la commercialisation de produits au cannabis : les lignes Pineapple Dream et Booty Kush.