Plus de la moitié des milléniaux sont en crise existentielle, selon une étude

Vivre, c’est difficile.
13.3.18

Les débuts de la vie adulte vous rendent anxieux, vous avez envie de vous cacher dans un fort de coussins et de couvertures au lieu d’affronter le monde extérieur?

Vous n’êtes pas seuls.

Près de six milléniaux sur dix (56 %) rapportent être en pleine crise du quart de vie, selon une étude britannique. Plus précisément, l’étude porte sur les 25 à 35 ans, qui disent traverser une période de crise et qui se sentent « stressés », « dépassés » et qui ont « de la difficulté à s’adapter ».

Au centre des inquiétudes, il y a les aléas financiers. Plus de la moitié des répondants (53 %) disent dépenser plus que ce qu’ils gagnent par mois. Le quart des personnes sondées disent ressentir beaucoup de pression pour trouver le bon emploi (26 %), ou trouver leur emploi très exigeant (24 %).

Côté vie personnelle, les échecs amoureux font frémir de nombreux milléniaux. La pression d’« être dans la bonne relation amoureuse » était une cause de crise soulignée par un participant sur quatre.

Pour parvenir à ces résultats, 2000 personnes ont été sondées en ligne par OnePoll. L’étude était commandée par la banque First Direct, en partenariat avec le psychologue Oliver Robinson.

Un phénomène connu

M. Robinson avait réalisé une autre étude sur le sujet au début de la décennie, dans ce qu’on a décrit comme la première recherche solide sur la crise du quart de siècle, basée sur des données empiriques.

On décrivait alors une crise rimant avec insécurité, déceptions, solitude et dépression; un phénomène frappant de plein fouet les 25-35 ans peu après leur entrée dans la « vraie vie ». Les jeunes professionnels instruits étaient les plus susceptibles de souffrir, rapportait-on dans le Guardian.

L’article citait alors l’auteur du livre Get it Together: A Guide to Surviving Your Quarterlife Crisis, Damian Barr. « Plein de gens vont dire que la crise du quart de vie n’existe pas », a-t-il dit au média britannique.

[Insérer une blague de toast aux avocats et des préjugés gratuits sur notre génération de paresseux.]

« La vérité, c’est que nos vingt ans ne sont pas, comme ceux de nos parents, qui ont été hippies, se sont amusés et se sont accordé du temps de qualité pendant une décennie, analyse M. Barr. La vingtaine d’aujourd’hui est terrifiante : on est en compétition contre des millions d’autres diplômés décrocher un premier emploi, on se démène pour économiser en vue d’obtenir un prêt hypothécaire et on cherche du temps pour jongler avec toutes nos relations interpersonnelles. »

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Le psychologue Oliver Robinson se veut encourageant et rappelle que la crise du quart de siècle a tout de même des aspects positifs : elle peut jouer un rôle de catalyseur et permettre de mieux se connaître.

« Selon mon expérience, il peut aussi s’agir d’une période d’ouverture, de curiosité et de croissance. Les gens peuvent découvrir que les comportements et mécanismes d’adaptation qu’ils utilisaient auparavant ne les aident plus, et ça peut les pousser à découvrir de nouvelles voies, de nouvelles activités et de nouvelles façons de surmonter les défis de la vie. »

Je pourrais me mettre au CrossFit.

Je ne pense pas que ça va m’aider pour l’hypothèque par contre.

Justine de l'Église est sur Twitter.