environnement

Les Canadiens veulent manger moins de viande et la planète les remercie

L’environnement est l’une des raisons qui poussent la moitié de la population à réduire sa consommation de viande.
31.10.18
Meat
Photo par Joxemai via WikiCommons

Traditionnellement, les Canadiens ont toujours été friands de viande. Du porc d’élevage au gibier sauvage, la viande était nécessaire pour passer à travers l’hiver. Mais d’après de récentes études, il semble que plus de la moitié de la population souhaite maintenant réduire sa consommation de produits d’origine animale.

Un sondage mené en septembre par l’Université Dalhousie à Halifax auprès de 1000 Canadiens dévoilait que plus de la moitié d’entre eux se disaient prêts à mettre moins de viande dans leur assiette, et le tiers aimeraient le faire dans les six prochains mois.

Le rapport révèle des données pertinentes sur la perception des gens par rapport à la réduction de consommation de viande. Par exemple, les femmes seraient plus sensibles au bien-être des animaux que les hommes. La génération Z, elle, délaisse la notion voulant que la consommation de viande soit un droit acquis, alors que les Canadiens nés avant 1946 se considèrent davantage comme étant carnivores. Les personnes qui ont fait de hautes d’études ne seraient pas aussi réticentes à couper la viande de leur régime. Et c’est la Colombie-Britannique qui mène le bal du végétarisme : ses habitants étant trois fois plus susceptibles de se décrire comme tels.

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D’après Sylvain Charlebois, qui est derrière ce sondage, les enjeux de santé sont la motivation principale de cette prise de conscience des Canadiens, bien qu’il concède que la plupart restent attachés à leur régime carnivore. Les enjeux climatiques seraient aussi un facteur important pour les gens.

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Avec le réchauffement climatique et la pollution, la surpêche et l’agriculture industrielle y contribuent grandement. Plusieurs habitats naturels d’animaux sauvages sont détruits chaque année pour faire place à la culture du soya et des céréales pour nourrir des animaux de pâturage qui seront ensuite consommés par des humains. Pour produire une seule livre de bœuf il faut 2000 gallons d’eau, et la production de viande pour la consommation est à elle seule responsable de 20 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre.

Ces résultats de sondage nous arrivent juste après que la World Wildlife Federation (WWF) nous a appris mardi que la Terre avait perdue 60 % de ses animaux sauvages entre 1970 et 2014, un fait alarmant. Les Caraïbes et l’Amérique du Sud sont les zones les plus touchées, avec une perte d’environ 89 %. Et parmi les coupables de la perte des habitats des animaux sauvages : l’agriculture intensive…

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