CHER VICE – L’ARLÉSIENNE

Je suis allée à Arles pendant les Rencontres pour essayer de trouver de nouveaux photographes à publier. Il fallait être malin pour les dénicher à travers les hordes de photographes de club en pantacourts et les branchés théorisants qui s’y connaissent mieux que tout le monde en photo.

Du coup, le soir j’avais vraiment besoin de décompresser alors je partais à la recherche de fêtes sympas. Le premier soir, j’ai cru être super importante en m’incrustant dans la soirée  d’inauguration privée qui avait lieu dans un grand mas. C’était très beau mais les gens étaient  chiants. Ils étaient assis à des tables. Y en a quelques uns qui criaient un peu au bar. J’ai grillé une queue de 50 personnes au buffet sans faire exprès, c’était sans doute le moment le plus funky de la soirée. Ah si, y avait la piscine aussi, c’est toujours bien une soirée qui se termine en piscine, on se sent un peu comme dans une fête à Melrose Place.

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Les autres soirées avaient tendance à se passer aux ateliers SNCF, désaffectés depuis un moment, et recyclés en salles d’expo et lieux de fête. « CLUB SUMMER PARTY House, pop, électro, 80’s avec des DJ’s club club, RACCORDS SONORES ou un mano à mano entre les metteurs en fête Vito et Julien Pento, MAXIBOOM, des tendances électro actuelles… ». Tout un programme.
Et puis y avait aussi les vernissages, qui sont vite devenus les meilleurs endroits pour picoler à l’œil en attendant qu’il se passe quelque chose.

En gros j’ai aimé :
Jeffrey Silverthorne. Un photographe américain pas assez connu en France qui  fait des photos incroyables de travestis, de prostituées, de marginaux, de gens tout nus dans des motels, et des mises en scène où il joue avec des femmes.

Georges Tony Stoll. On dirait que c’est tout simple et en fait pas du tout. Ca parle du corps, d’abstraction, d’expériences intimes et universelles, d’incongruité de l’existence, de trucs comme ça. Ça donne envie de fouiller.

Stefanie Schneider. On se croirait en plein road trip dans des déserts californiens,  les gens sont beaux, ils sentent bon le sable chaud, c’est ça qui fait rêver les filles.

Denis Proteor. C’est un espèce d’investigateur qui part dans des trips chelous. Il aime aller dans les déchetteries, dans la forêt et entrer en transe avec des femmes.

Les Insoumises
. Des portraits format cartes de visite joliment encadrés de courtisanes du Second Empire aux mœurs polémiques, accompagnés des fiches que la Police des Mœurs écrivait sur elles. Carrément précurseur de tout ce qui se fait de mieux en portrait aujourd’hui.

Et j’ai pas aimé :
Charles Fréger. : Il fait un espèce d’ inventaire légèrement psychorigide des différentes gardes royales, républicaines et pontificales. Il a même engagé des mecs déguisés en garde spécialement pour illustrer son propos. Chiant.

Pieter Hugo. C’est le lauréat du prix découverte. Il photographie des mecs au Nigeria qui posent avec des animaux méchants comme des hyènes, des singes ou des serpents, sauf qu’ils sont domptés. Un mix de photos du monde et de 30 millions d’amis.

MARIE-AMÉLIE TONDU

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