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VIRTUA FIGHTER 5
Editeur: Sega
Plateforme: PS3
Genre: Simulation de douleur


Il n’y a rien de plus chiant qu’un vrai beau combat, avec des adversaires bien assortis et au mieux de leur forme. Personne n’a envie de mater des personnes au physique irréprochable se donner des coups techniquement parfaits qui atterrissent toujours au bon endroit. Tout ce truc de la «puissance du corps humain» c’est pour les gays jamais sortis du placard des années 1950 et Leni Riefenstahl. Ce qui donne de l’intérêt à un combat, ce sont les petits trucs en plus: un déséquilibre total entre les adversaires (une femme de 100 kg contre son neveu de 15 ans), l’utilisation inopinée d’objets étrangers et des coups improvisés. Je préfèrerais regarder deux comptables chauves en train de se foutre sur la gueule parce que l’un a emailé des photos de bites à la femme de l’autre plutôt qu’un millier d’Ultimate warriors. Je suis peut-être hétéro, mais c’est ce que j’aime. Mon opinion sur les combats dans la vraie vie se traduit dans l’univers des combats de jeu-vidéo. Programmer un latissimus dorsi parfait se contractant sous le choc d’un coup au rein donne sans doute l’occasion d’étaler ses talents d’informaticien, mais qu’est-ce que j’en ai à faire? Vous aurez beau fabriquer le plus réaliste des jeux de tous les temps, avec des personnages à la structure musculaire impeccable et aux techniques de combat hallucinantes, en fin de compte, ce que tout le monde veut voir en allumant sa Xbox, c’est un monstre poilu bleu qui envoie un coup de pied en ciseau dans la tête d’une collégienne japonaise parce qu’elle essaye de conquérir sa forêt. Virtua Fighter 5, comme tous les précédents VF, se déroule pendant un énième tournoi ultime et il est censé être une vitrine pour les arts martiaux (les vrais). Faisons une pause pour vous permettre de bailler trois ou quatre fois d’affilée.

Je reconnais qu’ils ont élaboré tout un scénario pour expliquer l’affaire, avec une Corporation du mal et tout, mais c’est le genre de trucs que tu sais uniquement si tu regardes les séquences cinématiques du début, donc ça ne compte pas. Il n’y a pas de boules de feu, de rayons laser, d’éclairs magiques, ni d’animaux qui t’aident, ni de bras élastiques ou de bras-sabres ou de tentacules, pas de bras-canon rétractables, de bras-marteau—rien. Quand ils se décident enfin à introduire un nouveau personnage, le mieux qu’ils puissent faire, c’est de nous coller un catcheur mexicain. Un catcheur mexicain. C’est ce qu’ils appellent «se lâcher». Peut-être que ça plaît à ces anciens joueurs de rugby bedonnants que tu vois tous les matins sur le quai du métro en train de rentrer leur chemise dans le pantalon. Peut-être que défoncer le personnage qui ressemble le plus à leur superviseur de chez Makovsky & Cooper ou de je ne sais quelle boîte de consultants dans laquelle ils bossent, ça leur permet d’évacuer toute la frustration qui s’est accumulée durant leur vie merdique et vide de toute créativité. Mais pour ceux d’entre nous qui apprécient ce qu’il y a de mieux dans la vie, ce genre de jeu hypra-réaliste, ça pue.

J’aurais aimé croire que ces petits travers créatifs pourraient se faire oublier grâce à un gameplay irréprochable ou de bons contrôles, ou une de ces autres fonctions que les critiques de jeu-vidéo aiment mentionner, mais vous savez quoi? Ça ne le fait pas. Ce jeu, par ailleurs sympathique, est totalement nul parce que je n’ai pas pu me battre en tant que chauve-souris géante et bloquer mon adversaire sous un filet de fiente collante tiré depuis mon cul. Désolé.

PRESTLER BOYD




VIRTUA TENNIS
Editeur: Sega
Plateforme: PS3/Xbox 360
Genre: Tennis


Qu’est-ce que tu préfères: avoir le visage couvert de caca humain pendant deux heures ou passer des mois et des mois et des mois penché sur un moniteur à travailler mèche après mèche les cheveux d’un joueur de tennis virtuel pour qu’ils ne ressemblent pas à un casque, et voir le produit de ton travail remplacé deux ans plus tard par une nouvelle version d’exactement le même jeu? Être le mec qui fait les cheveux pour un jeu comme ça doit être le poste le plus désespérant depuis l’époque où les livres étaient fabriqués dans des monastères où un seul moine passait des années à recopier la même page de prière. Oh, PS: avec le masque de caca, tu dois garder la bouche fermée pendant les vingt premières minutes.

THEYDON BOIS




WING ISLAND
Publisher: Nintendo
Editeur: Wii
Genre: Vol d’oiseau

C’est pas censé être pour les gamins? J’ai passé trois heures à sautiller comme un débile dans mon salon pour arriver à ne pas m’écraser directement dans une falaise dès mon premier vol. Le fait qu’il soit quatre heures du mat’ et que j’étais en train d’essayer d’oublier l’overdose de caféine que je m’étais accidentellement infligée dans l’espoir de tuer une migraine persistante n’a probablement pas arrangé les choses, mais quand même, trois heures?! Et quand j’ai enfin réussi à choper le truc, j’ai vomi. C’était sûrement à cause du café, mais bon.

HAYMAKER SHLEMME
 

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