Housse de Racket

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Le nom Housse de Racket est un jeu de mot entre une housse de raquette de tennis, leur technique de production « maison » (« house made » en anglais) et le fait que le groupe « rackette » ses inspirations d’autres genres musicaux, comme le fait la house. Ce duo français, composé de Pierre Leroux et de Victor le Masne, est originaire de Chaville, ville banlieusarde bordée par la forêt située entre Versailles et Paris.

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Je les ai vus jouer à Paris l’hiver dernier, par une nuit glaciale. La perspective de devoir marcher du métro au bar où ils jouaient par ce temps pour le moins hostile a failli me faire faire demi-tour, mais une fois le concert commencé, mes orteils ont instantanément dégelé, réchauffés par la sonorité inhabituelle de leur musique et l’enthousiasme de la foule.

Leur son se base sur leur goût prononcé pour l’american funk de Stevie Wonder, les mélodies pop des Beatles et les chansons de Serge Gainsbourg ou même d’Edith Piaf, comme en témoigne leur hit « Oh Yeah ! » sorti en 2008. Mais la ressemblance qui vient le plus rapidement à l’esprit est celle qui les rapproche de leurs contemporains de la French Touch. Après s’être rencontrés sur les bancs de l’école, Pierre et Victor se sont trouvés des goûts communs pour la musique de Pearl Jam et ont joué comme musiciens occasionnels pour des groupes comme Phoenix et Air. Leur dernier opus nous rappelle d’ailleurs que le son de la French Touch a fait bien du chemin depuis les divagations de ses pionniers comme Daft Punk, Cassius et Sébastien Tellier.

Leur synth pop se distingue surtout par leur sens de la mélodie et du refrain, toujours chanté en français. Leur premier album, intitulé Forty Love, est sorti en 2008 mais c’est la sortie en 2011 de leur second opus, Alesia, qui les place sur le devant de la scène. Cet album est le résultat d’une collaboration avec l’ancien producteur de Phonix, Philippe Zdar, et de leur signature chez le label parisien Kitsuné, où on retrouve entre autres Metronomy, Fischerspooner et Cut Copy. Trop souvent comparés à Phoenix, le duo a justifié son choix par cette maxime : « Qui de mieux que le producteur de Phoenix pour nous empêcher d’avoir le même son qu’eux ? »

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