Video game killed the radio star




STREET FIGHTER IV
Plates-formes : XBOX 360, PS3
Éditeur : Capcom


« I’ve got blisters on my fingers »… Tu es trop jeune pour te rappeler le hurlement de Ringo Starr à la fin d’« Helter Skelter », la chanson des Beatles qui a provoqué le massacre Tate/la Bianca sur les collines d’Hollywood en 1969. Pour toi, les Beatles, c’est pour les vieux comme ton père ou les losers comme ton grand frère qui compare leurs mérites avec ceux des Beach Boys pour espérer finir par gratter des articles de fond sur les riffs de Fred Smith dans Rock & Folk. Ton frère est un con, tu as raison, mais pas ton daron, qui a essayé de t’apprendre l’importance de la face B de Abbey Road. Mais toi tu t’en foutais, c’est pas enregistré en 24 bit/192 kHzet, les rock stars posaient pas avec une valise Louis Vuitton à l’époque. Le White Album, il t’est passé au-dessus de la tête.

Mais, pour les millions de kids de l’époque, ça a été une ouverture fondamentale au rock. Tu vois, quand tu t’es dit que la musique c’était bien en entendant l’album de Justice, ben eux pareil. De la même manière, Sony n’aurait probablement pas sorti sa Playstation si les prétrentenaires ne s’étaient pas esquinté les yeux sur la borne d’arcade de Street Fighter II au début des années 1990. Tu dois comprendre que ce jeu a été un révélateur, presque plus que Mario en son temps. Tu comprends ça ? Maintenant qu’on ne peut plus fumer dans les cafés, qu’il n’y a plus que quelques rares flippers dans ces lieux dominés par le Rapido, tu as du mal à t’imaginer qu’on pouvait s’y retrouver pour partager un super bon moment. Pourtant, la thune a coulé dans ces machines, et Ryu, Guile et Ken étaient des putain d’icônes de la rue. Ne sois pas surpris si je te parle de ce jeu de baston en 2D, Street Fighter IV, avec des frissons dans les mains. Comment te convaincre que, sans avoir vraiment évolué en vingt ans, ce jeu reste une référence du fun ?

Mais c’est moi qui suis trop vieux de croire que tu es trop jeune. Tu connais « Helter Skelter » par cœur et sa reprise par Mötley Crüe, et tu maîtrises les variations de Street Fighter II mieux que moi. En plus tu as meilleur goût car tu considères que l’adaptation cinématographique du jeu n’est pas une pièce majeure. Si je te dis qu’il y a quelques nouveaux personnages bien cool, tu te moqueras en me disant qu’ils sont apparus dans Street Fighter II Sigma. Tu te tromperas à moitié, ok, mais moi tant que je peux jouer Blanka et te croquer la gorge en hurlant… Donc, petit malin, si tu connais si bien que ça Street Fighter, tu seras content d’apprendre que tous les perso sont présents avec un nouveau design et des effets spéciaux super beaux. La faute de goût – mais dans Street Fighter, est-ce qu’on peut vraiment parler de faute de goût ? – c’est la chanson du début du jeu. Et c’est presque trop old school pour être vrai (tu connais le retro gaming sur le bout des doigts, non ?). En outre, le jeu pâtit du même symptôme que Mad Max II, c’est-à-dire que trop de séries Z italiennes l’ont copié. Alors qu’en fait, il reste le plus kiffant des jeux de baston (c’est Street Fighter qui a inventé les combos, ok ? Si quelqu’un dit le contraire, tu peux le tabasser) et le mode en ligne qui permet à un adversaire de te provoquer alors que tu te galères en mode arcade te plonge dans la peau d’un vrai Street Fighter, genre Sonny Chiba qui défonce la gueule d’un adversaire qui chercherait à prouver au monde qu’il peut lui botter le cul. C’est à force de latter tous ces mécréants vaniteux que j’ai du mal à taper ma chronique à cause des ampoules que j’ai aux doigts.

AL BATARD SCORECKI




THE HOUSE OF THE DEAD
Plates-formes : Sega, Wii
Éditeur : Overkill


Ayé j’ai des couilles ! Wow, je vous jure, un peu de testostérone dans les hormones, ça fait un bien fou. Sur House of the Dead, je dégomme et pas qu’un peu, les mecs. Des gros zombies tout dégueulasses, hyper moches, tout comme je déteste. Pan ! Je les vise dans la tête, ça explose, ça gicle, je les démembre, c’est super crade et bizarrement j’adore ça. Bon, c’est pas un shoot’em’all mais bien un bon vieux jeu de tir (mythique siouplait, la première édition date de 1998 sur Saturn) qui se déplace tout seul et où vous n’avez qu’à shooter. Si je dois faire une confidence, c’est l’un des jeux les plus fastoches auxquels j’aie jamais joué… Juste, faut être au taquet sur la dégaine et penser très fort : « Je vais tous les niquer. » Et même s’il n’y a franchement pas de grande difficulté, House of the Dead est un pur bonheur. Déjà parce qu’on nous arrose de mini-films assez marrants, mais aussi parce qu’on peut jouer à deux et encore plus tous les niquer. Ça donne aussi envie de remater tout plein de films d’horreur super bêtes. Même si le jeu a été adapté au cinéma en 2003 sur le scénario « une bande de jeunes organise une free party sur une île isolée peuplée de zombies », on pense aussi à Romero avecLand of the Dead ou mieux, à l’hilarante parodie anglaise qui était sortie juste après : Shaun of the Dead. Tout comme dans les films susmentionnés, la B.O. du jeu est plutôt cool et ça, c’est vraiment pas pour me déplaire. La preuve, le jeu tourne tout seul pendant que j’écris ma chronique et j’ai même pas envie d’aller me jeter sur la télé pour tout arrêter parce que je sais que JE VAIS TOUS LES NIQUER.

AFRICA ARGENTO

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