Chhhhhhhut !

«Sex, drugs & rock’n’roll», c’est un concept occidental. En Irak, c’est plus l’absence de ces trucs qui choque. Pas de boîtes de nuit, le sexe est sacré et privé, et tu as plus de chance de voir deux personnes en train de se rouler des pelles dans la rue que d’arriver à trouver de la drogue. Même en passant toute ta vie en Irak, il est fort possible que tu ne voies jamais aucun de ces trucs. Cela dit, les Irakiens sont des gens très sympas et conservateurs, plutôt satisfaits de leur mode de vie. Pas de quoi pavoiser, mais si tu veux absolument le savoir, voilà comment ça se passe dans les coulisses.


eche

Videos by VICE

eche

Videos by VICE

abu issaleeb

Quand les Irakiens ont entendu Black Sabbath pour la première fois, ils sont tombés raide dingues. Le heavy metal est devenu hyper cool. Dans les années 1980, il arrivait que certains groupes de métal américains viennent jouer à Bagdad, les headbangers irakiens allaient au concert sur leur Harley, en cuir et chaînes et avec les mêmes coupes de cheveux que les headbangers du monde entier.

Mais après la première guerre du Golfe, en 1991, toute musique américaine a été bannie, tu risquais la prison ou même la mort si on t’attrapait en train d’en écouter. En 2002, le gouvernement a recommencé à laisser rentrer les cassettes et les CD dans le pays, pour une raison inconnue, et il y a encore des petits groupes de vrais métalleux. Mais depuis, c’est redevenu dangereux d’être surpris avec quoi que ce soit d’occidental.

Il n’y a pas vraiment d’équivalent irakien du rock ou de la dance. La discothèque, c’est un concept qui n’existe pas non plus ici. La musique irakienne est triste, la plupart du temps. Elle est basée sur les mélodies plutôt mélancoliques du oud (qui est une sorte de luth) et parfois, on y rajoute des percussions.

L’un des meilleurs chanteurs irakiens, et sûrement l’un des plus célèbres, est Kathum Al-Sahir. Il chante avec un orchestre et on le considère comme l’ambassadeur de la musique irakienne. Le joueur de oud le plus célèbre est Naseer Shamma. Il est connu dans tout le monde arabe.

Les Irakiens utilisent souvent les mawwal dans leurs chansons, ce sont des poèmes traditionnels en dialecte qui précèdent généralement les morceaux et leur servent d’introduction. Elles permettent au chanteur de montrer son talent. Dans ces parties-là, la voix doit exprimer les sentiments, il n’y a pas de musique, ou pratiquement pas. Ce n’est pas exactement un truc sur lequel tu as envie de danser.
 

Thank for your puchase!
You have successfully purchased.