Pendant soixante ans, le cinéma russe a été dominé par une esthétique de réalisme social approuvée par l’État : des scènes poignantes de travailleurs prolétaires qui partent à l’usine ou à la guerre. Faire des films en dehors de ces limites étroites vous exposait aux pires représailles de la part du KGB. Quand l’Union soviétique s’est effondrée et que cette menace s’est atténuée, les cinéastes russes ont lâché six décennies d’élans réprimés et ont créé des films faits d’alcool, de violence, de surréalisme et de folie : le cinéma parallèle russe était né. Shane Smith, cofondateur de Vice, part à la rencontre des grandes stars de ce courant : Gleb et Igor Aleinikov, deux réalisateurs prolixes ; Oleg Kulik, qui a passé un an à faire le chien ; Andre Silvestrov et Pavel Liabazov, les têtes de proue de l’alcolo-cinéma ; et le seul “nécroréaliste” de l’histoire du cinéma, le grand Ievgueni Ioufit. Vu la volatilité russe, il est temps de s’intéresser à ce courant cinématographique qui pourrait très bien disparaître demain.
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(Photo by Marc Grimwade/WireImage) -

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