Photo – Bart Pettman
Il faut bien le reconnaître : Vessels a longtemps été sur la touche. À l’époque où le groupe de Leeds faisait dans le post-rock, ses déclarations d’amour aux guitares distordues jouées tête baissée et produites par John Congleton évoluaient dans une relative indifférence. Visiblement, les Anglais en ont eu marre de faire partie d’une niche. Il était temps faire péter les barrières stylistiques et de partir en quête de sonorités électroniques. Après quatre ans d’absence, c’est l’exploit qu’ils ont réussi à réaliser l’année dernière avec l’album Dilate, aux influences nettement plus dance.
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Dilate est sorti il y a à peine un an. Pourquoi avoir choisi de le rééditer si rapidement ?
On a signé sur un nouveau label (Different Recordings) qui estimait qu’il y avait encore beaucoup de monde qui n’avait pas entendu l’album et qui pourrait l’aimer. L’exposition est plus importante et la réédition sur un plus gros label nous donne la possibilité d’atteindre un public plus large avant de publier notre prochain disque.
Il y a plusieurs remixes sur cette nouvelle version, notamment de FaltyDL, LV et Throwing Snow. Comment sont nées ces rencontres ?
Ce sont des suggestions de notre label, on ne les connaît pas personnellement…
Si vous deviez citer votre drogue préférée ou votre plus mauvais trip, ce serait quoi ?
La meilleure drogue, ce sont les champis de la campagne anglaise : 100% naturelle et gratuite !
En dehors de votre changement d’esthétique, quels sont les évènements les plus importants que vous ayez traversé ces dernières années ?
Peut-être l’enregistrement de deux albums aux Etats-Unis, à Minneapolis et à Dallas, avec John Congleton, la tournée européenne avec Oceansize ou le fait d’avoir joué dans des festivals anglais comme Glastonbury ou Latitude.
La scène anglaise, justement, est plutôt intéressante actuellement du côté des musiques électroniques. C’est le cas à Leeds également ?
Les autres membres de Vessels habitent encore Leeds, mais je vis à Bristol désormais. Il y a une bonne scène ici, notamment en termes de musiques électroniques avec des labels comme Livity Sound ou des artistes comme Kowton et Peverelist. Il y a aussi un gros héritage de trip-hop, de reggae et de dub. On le ressent assez fortement.
En dehors de la scène de Bristol, tu écoutes quoi actuellement ?
Il y a plein de choses : Four Tet, Caribou, The Field, Do Make Say Think, Tortoise, Godspeed, Mogwai ou Battles. En ce moment, j’aime bien aussi Kalipo, Christian Loffler, Mikael Seifu, Floating Points, Fabrizio Rat, HVOB et Nonkeen. C’est une époque très intéressante pour les musiques électroniques.
Par contre, il n’y a pas un seul artiste français dans tous ces noms…
C’est vrai, mais on aime beaucoup Gordon. On a joué et collaboré avec lui, il a notamment fait un remix de « Vertical ». On est sur le label de Vitalic et je crois savoir que Laurent Garnier a joué notre musique en live. Donc, ne t’inquiètes pas, on se sent proche également d’une scène française.
Et la suite, c’est quoi pour Vessels ?
On est en train d’écrire et d’enregistrer notre quatrième album, on aimerait le finir cette année. On est tellement excité à l’idée de développer encore notre son. Pour se tester, on aimerait d’ailleurs beaucoup pouvoir jouer nos morceaux en live en Europe plus tard cette année.
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