Photo – Florie Berger.
Mansfield.TYA
Les Femmes S’En Mêlent
June
June
Noisey : Le premier morceau de June s’appelle « Et Demain Déjà », je vais donc vous demander un disque ou un morceau que vous avez écouté hier.
Carla :
Julia : Ah ouais ? Eléonore ou je sais pas quoi, là ?
Carla : Oui, Éléor.
Julia : Ouais, j’étais pas loin.
Carla : C’était sur une vidéo live pour Arte, je crois. J’ai pas encore écouté le disque en entier. Julia : C’était marrant hier d’ailleurs de passer de la techno entre les groupes, dans cette atmosphère d’église, ultra intimiste… Carla : Julia : [Rires] Ça collait tellement pas.
Carla : Ça venait d’où ce truc ? C’était les gens des Femmes S’En Mêlent ?
Julia : Ouais, sans doute. Peut-être qu’ils ont des playlists toutes prêtes qu’ils réutilisent, mais là c’était pas hyper approprié.
OK, deuxième titre, « Tes Faiblesses », cette fois-ci je vais vous demander un disque ou un morceau que vous aimez, à cause justement de ses faiblesses, de ses défauts. Carla : Julia : Oui, j’y étais aussi. C’était assez décevant. Surtout après Schwefelgelb, qui ne sont pas hyper finauds mais qui au moins ont un son nickel. Julia : Les concerts de cette tournée, en semi-acoustique, dans des lieux très particuliers, où le public est très proche de vous, c’est justement une façon de tester vos faiblesses, de vous mettre en danger ?
Carla : J’ai l’impression que c’est un peu ce que vous faites à chaque fois sur scène, cela dit. Je ne vous ai jamais vu jouer deux fois un morceau de la même manière.
Julia : Vous n’avez jamais eu envie de sortir d’album live du coup ?
Julia : June Fuck Je me demandais justement si ça tiendrait la route avec le son uniquement, sans l’image, le contexte, le cadre.
Julia : Carla : Julia : Rires Morceau 3 : « One Million Eyes », je vais donc vous demander un titre ou un disque qui vous donne justement l’impression d’avoir un million d’yeux fixés sur vous, qui vous met mal à l’aise.
Carla : Julia : Sur scène vous êtes à la fois très proches de votre public, mais en même temps on vous sent hyper concentrées, complètement dans votre truc.
Julia : Carla : Julia : [ Rires ] Le morceau suivant, c’est « Tomorrow », je vais donc vous demander de me donner un disque qui corresponde à l’idée que vous vous faites de la musique du futur.
Julia : Yeezus Ça vous a fait quoi de réaliser que June fêtait ses 10 ans ?
Julia : Carla : Julia : Carla : En fait, je vous ai découvert au moment de la sortie de June, totalement par hasard, via une espèce de reportage diffusé tard le soir sur France 3 ou Arte, je ne sais plus. Vous vous souvenez de ce truc ?
Julia : Carla : June Julia : [ Rires ]
Carla : Moi je me souviens juste d’un truc, c’est que la fille qui nous interviewait avait demandé à refaire les prises parce que c’était pas son bon profil.
Julia : On pensait qu’elle déconnait, mais en fait non, on a tout refait. [ Rires ]
Le groupe existait depuis combien de temps quand vous avez tourné ce truc ?
Julia : C’était tout récent. Un an, je pense. Ça coïncidait à la sortie de June. On a juste sorti une démo avant. En parlant d’image, vous n’avez jamais eu l’opportunité ou l’envie de faire de la musique de film ?
Julia : [ Rires ] Mais oui, c’est un truc qu’on adorerait faire. Là, on vient de faire la musique d’un court métrage d’animation, réalisé par une fille qui s’appelle Vergine Keaton. Elle fait tout à partir de gravures, qu’elle anime. On a fait cette B.O. avec Vale Poher, de Mensch. Le résultat devrait être assez cool, en tout cas c’était une super expérience et j’espère qu’on remettra ça assez vite, clairement.
Clara : C’est un exercice que j’adore. Sur Nyx, c’est un peu ce qu’on a fait, même si c’est en fait l’inverse : on a pensé le disque comme un film et Thomas Rabillon a fait un film à partir du disque. Bon, on reprend : titre 5, « Mon Amoureuse ». Cette fois, je vais vous demander un titre ou un disque qui est à vos côtés depuis longtemps.
Julia : « Wonderful World » de Black. J’avais le 45 tours et je l’ai écouté en boucle la première fois où je me suis fait larguer. [ Rires ] Carla : Julia : [ Rires ]
Carla : Oui tu as vu ? Quand j’étais petite, je me disais : « je ferai du violon, jusqu’à ce que je sache jouer la Chaconne ».
Julia : Et tu sais ?
Carla : Dans l’absolu, oui mais c’est le genre de morceau que tu peux passer une vie à jouer, donc ça va je peux continuer.
Les deux titres suivants, c’est « The Shout Of Rain » et « The Day Goes Pale », donc on va les prendre ensemble pour choisir un disque ou un morceau à écouter quand il fait un peu le même temps qu’aujourd’hui, gris et dégueulasse.
Julia : Je crois que je n’écoute que de la musique pour temps gris et pluie.
Carla : L’album d’Anika.
Julia : Je dirais Extreme Precautions, le nouveau projet de Mondkopf. Tu l’as vu en live ? C’est mortel. Vraiment, j’adore.
Votre entrée de scène sur la tournée Nyx était assez dans ce délire là, justement. C’est un truc sur lequel vous vous prenez beaucoup la tête, la mise en scène de vos concerts ou bien c’est fait de manière spontanée, sur une idée précise.
Julia : Non, on réfléchit pas mal au truc. Moi c’est un truc qui me passionne vraiment.
Carla : En plus, je suis particulièrement maniaque… Je peux passer du temps à trouver l’emplacement parfait, ce genre de choses.
Julia : On ramène des instruments à chaque fois, la configuration évolue. Au départ, c’était juste guitare/violon, maintenant, c’est un peu plus flou.
Carla : A chaque nouveau live, on déconstruit la configuration, on remet tout en cause.
Huitième morceau, « Pour Oublier Je Dors », donc cette fois-ci je vais vous demander un titre ou un disque que vous aimeriez oublier, justement. Julia : Moi j’en ai un mais je peux pas le dire. Ça fait chier. [ Rires ] C’était idéal en plus. Faut que j’en trouve un autre du coup. Ah si, Carla Bruni. J’ai écouté le premier album de Carla Bruni. Et j’ai honte. [ Rires ] Non mais j’étais pas non plus à me toucher sur son disque, mais je trouvais ça sympa, bien foutu. C’était clairement que ce qu’on pouvait attendre d’une mannequin-qui-fait-de-la-musique. Et puis après, comme tout le monde, j’ai eu de la peine quoi… Et dans vos propres morceaux, il y en a que vous aimeriez oublier ?
Carla : Ah ouais, tous. On aimerait tout réenregistrer, tout le temps. Genre là, tout refaire comme le concert d’hier.
Julia : Moi, June, je ne voulais pas le sortir. Je ne le trouvais pas suffisamment bon. Et là, le fait de rejouer les morceaux, ça m’a fait revoir ma position sur ce disque. Cela dit les morceaux sont hyper courts.
Carla : Ça, ça nous a surpris. Genre « quoi, c’est déjà fini ? »
Julia : J’aimerais bien le réenregistrer différemment. A l’époque, on n’avait aucune expérience, on a tout fait en live. Ça m’éclaterait de le refaire avec plein d’arrangements.
Carla : Je sais pas si tu te souviens, il y a un morceau qu’on a pas mis sur l’album. C’était juste un tout petit refrain, mais je l’ai tout le temps dans la tête et je le trouve complètement nul. [ Rires ] Mais j’arrive pas à m’en défaire.
Julia : Ah c’est ça ? [Elle chante] Ah, c’était tellement CHIANT ! Ce truc est minable ! Si on avait sorti ce truc, on serait peut-être riches à l’heure qu’il est. On peut peut-être le vendre à quelqu’un, non ?
Morceau suivant, « On A Boat », du coup je vais vous demander de me donner un disque ou un titre qui vous donne envie de monter sur un bateau et de partir loin.
Julia : Carla : Julia : Carla : [ Rires ] Le troisième album de Portishead. Tu es obligé de t’immerger dedans, totalement. Ce n’est pas un disque que tu écoutes comme ça.
On passe à « For You », donc assez logiquement cette fois un disque ou un titre que vous avez énormément fait écouter ou conseillé à vos amis, vos proches, votre entourage.
Julia : Carla : 11ème morceau, « Fools ». Je vais donc cette fois vous demander un artiste que vous adorez mais qui a, selon vous, sérieusement déconné à un moment de sa carrière.
Julia : Peut être Aphex Twin. En fait, Syro, je ne me souviens même plus ce qu’il y a dessus. Il y a eu tout un foin autour de ce disque, et finalement il ne m’en reste rien. C’est con parce que j’aime beaucoup ce mec.
Ensuite, on passe à « Doesn’t Matter Who You Are » qui est, et ce n’est pas rien, mon morceau préféré de l’album. Je vais donc vous demander le votre.
Julia : June « Et Demain Déjà ». Parce qu’il y a trois notes à la guitare et que c’est ouf pour moi.
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Carla : Oui, Éléor.
Julia : Ouais, j’étais pas loin.
Carla : C’était sur une vidéo live pour Arte, je crois. J’ai pas encore écouté le disque en entier. Julia : C’était marrant hier d’ailleurs de passer de la techno entre les groupes, dans cette atmosphère d’église, ultra intimiste… Carla : Julia : [Rires] Ça collait tellement pas.
Carla : Ça venait d’où ce truc ? C’était les gens des Femmes S’En Mêlent ?
Julia : Ouais, sans doute. Peut-être qu’ils ont des playlists toutes prêtes qu’ils réutilisent, mais là c’était pas hyper approprié.
OK, deuxième titre, « Tes Faiblesses », cette fois-ci je vais vous demander un disque ou un morceau que vous aimez, à cause justement de ses faiblesses, de ses défauts. Carla : Julia : Oui, j’y étais aussi. C’était assez décevant. Surtout après Schwefelgelb, qui ne sont pas hyper finauds mais qui au moins ont un son nickel. Julia : Les concerts de cette tournée, en semi-acoustique, dans des lieux très particuliers, où le public est très proche de vous, c’est justement une façon de tester vos faiblesses, de vous mettre en danger ?
Carla : J’ai l’impression que c’est un peu ce que vous faites à chaque fois sur scène, cela dit. Je ne vous ai jamais vu jouer deux fois un morceau de la même manière.
Julia : Vous n’avez jamais eu envie de sortir d’album live du coup ?
Julia : June Fuck Je me demandais justement si ça tiendrait la route avec le son uniquement, sans l’image, le contexte, le cadre.
Julia : Carla : Julia : Rires Morceau 3 : « One Million Eyes », je vais donc vous demander un titre ou un disque qui vous donne justement l’impression d’avoir un million d’yeux fixés sur vous, qui vous met mal à l’aise.
Carla : Julia : Sur scène vous êtes à la fois très proches de votre public, mais en même temps on vous sent hyper concentrées, complètement dans votre truc.
Julia : Carla : Julia : [ Rires ] Le morceau suivant, c’est « Tomorrow », je vais donc vous demander de me donner un disque qui corresponde à l’idée que vous vous faites de la musique du futur.
Julia : Yeezus Ça vous a fait quoi de réaliser que June fêtait ses 10 ans ?
Julia : Carla : Julia : Carla : En fait, je vous ai découvert au moment de la sortie de June, totalement par hasard, via une espèce de reportage diffusé tard le soir sur France 3 ou Arte, je ne sais plus. Vous vous souvenez de ce truc ?
Julia : Carla : June Julia : [ Rires ]
Carla : Moi je me souviens juste d’un truc, c’est que la fille qui nous interviewait avait demandé à refaire les prises parce que c’était pas son bon profil.
Julia : On pensait qu’elle déconnait, mais en fait non, on a tout refait. [ Rires ]
Le groupe existait depuis combien de temps quand vous avez tourné ce truc ?
Julia : C’était tout récent. Un an, je pense. Ça coïncidait à la sortie de June. On a juste sorti une démo avant. En parlant d’image, vous n’avez jamais eu l’opportunité ou l’envie de faire de la musique de film ?
Julia : [ Rires ] Mais oui, c’est un truc qu’on adorerait faire. Là, on vient de faire la musique d’un court métrage d’animation, réalisé par une fille qui s’appelle Vergine Keaton. Elle fait tout à partir de gravures, qu’elle anime. On a fait cette B.O. avec Vale Poher, de Mensch. Le résultat devrait être assez cool, en tout cas c’était une super expérience et j’espère qu’on remettra ça assez vite, clairement.
Clara : C’est un exercice que j’adore. Sur Nyx, c’est un peu ce qu’on a fait, même si c’est en fait l’inverse : on a pensé le disque comme un film et Thomas Rabillon a fait un film à partir du disque. Bon, on reprend : titre 5, « Mon Amoureuse ». Cette fois, je vais vous demander un titre ou un disque qui est à vos côtés depuis longtemps.
Julia : « Wonderful World » de Black. J’avais le 45 tours et je l’ai écouté en boucle la première fois où je me suis fait larguer. [ Rires ] Carla : Julia : [ Rires ]
Carla : Oui tu as vu ? Quand j’étais petite, je me disais : « je ferai du violon, jusqu’à ce que je sache jouer la Chaconne ».
Julia : Et tu sais ?
Carla : Dans l’absolu, oui mais c’est le genre de morceau que tu peux passer une vie à jouer, donc ça va je peux continuer.
Les deux titres suivants, c’est « The Shout Of Rain » et « The Day Goes Pale », donc on va les prendre ensemble pour choisir un disque ou un morceau à écouter quand il fait un peu le même temps qu’aujourd’hui, gris et dégueulasse.
Julia : Je crois que je n’écoute que de la musique pour temps gris et pluie.
Carla : L’album d’Anika.
Julia : Je dirais Extreme Precautions, le nouveau projet de Mondkopf. Tu l’as vu en live ? C’est mortel. Vraiment, j’adore.
Votre entrée de scène sur la tournée Nyx était assez dans ce délire là, justement. C’est un truc sur lequel vous vous prenez beaucoup la tête, la mise en scène de vos concerts ou bien c’est fait de manière spontanée, sur une idée précise.
Julia : Non, on réfléchit pas mal au truc. Moi c’est un truc qui me passionne vraiment.
Carla : En plus, je suis particulièrement maniaque… Je peux passer du temps à trouver l’emplacement parfait, ce genre de choses.
Julia : On ramène des instruments à chaque fois, la configuration évolue. Au départ, c’était juste guitare/violon, maintenant, c’est un peu plus flou.
Carla : A chaque nouveau live, on déconstruit la configuration, on remet tout en cause.
Huitième morceau, « Pour Oublier Je Dors », donc cette fois-ci je vais vous demander un titre ou un disque que vous aimeriez oublier, justement. Julia : Moi j’en ai un mais je peux pas le dire. Ça fait chier. [ Rires ] C’était idéal en plus. Faut que j’en trouve un autre du coup. Ah si, Carla Bruni. J’ai écouté le premier album de Carla Bruni. Et j’ai honte. [ Rires ] Non mais j’étais pas non plus à me toucher sur son disque, mais je trouvais ça sympa, bien foutu. C’était clairement que ce qu’on pouvait attendre d’une mannequin-qui-fait-de-la-musique. Et puis après, comme tout le monde, j’ai eu de la peine quoi… Et dans vos propres morceaux, il y en a que vous aimeriez oublier ?
Carla : Ah ouais, tous. On aimerait tout réenregistrer, tout le temps. Genre là, tout refaire comme le concert d’hier.
Julia : Moi, June, je ne voulais pas le sortir. Je ne le trouvais pas suffisamment bon. Et là, le fait de rejouer les morceaux, ça m’a fait revoir ma position sur ce disque. Cela dit les morceaux sont hyper courts.
Carla : Ça, ça nous a surpris. Genre « quoi, c’est déjà fini ? »
Julia : J’aimerais bien le réenregistrer différemment. A l’époque, on n’avait aucune expérience, on a tout fait en live. Ça m’éclaterait de le refaire avec plein d’arrangements.
Carla : Je sais pas si tu te souviens, il y a un morceau qu’on a pas mis sur l’album. C’était juste un tout petit refrain, mais je l’ai tout le temps dans la tête et je le trouve complètement nul. [ Rires ] Mais j’arrive pas à m’en défaire.
Julia : Ah c’est ça ? [Elle chante] Ah, c’était tellement CHIANT ! Ce truc est minable ! Si on avait sorti ce truc, on serait peut-être riches à l’heure qu’il est. On peut peut-être le vendre à quelqu’un, non ?
Morceau suivant, « On A Boat », du coup je vais vous demander de me donner un disque ou un titre qui vous donne envie de monter sur un bateau et de partir loin.
Julia : Carla : Julia : Carla : [ Rires ] Le troisième album de Portishead. Tu es obligé de t’immerger dedans, totalement. Ce n’est pas un disque que tu écoutes comme ça.
On passe à « For You », donc assez logiquement cette fois un disque ou un titre que vous avez énormément fait écouter ou conseillé à vos amis, vos proches, votre entourage.
Julia : Carla : 11ème morceau, « Fools ». Je vais donc cette fois vous demander un artiste que vous adorez mais qui a, selon vous, sérieusement déconné à un moment de sa carrière.
Julia : Peut être Aphex Twin. En fait, Syro, je ne me souviens même plus ce qu’il y a dessus. Il y a eu tout un foin autour de ce disque, et finalement il ne m’en reste rien. C’est con parce que j’aime beaucoup ce mec.
Ensuite, on passe à « Doesn’t Matter Who You Are » qui est, et ce n’est pas rien, mon morceau préféré de l’album. Je vais donc vous demander le votre.
Julia : June « Et Demain Déjà ». Parce qu’il y a trois notes à la guitare et que c’est ouf pour moi.
Tu veux dire que c’est plus simple ?
Julia : Ah non, au contraire, je suis à mon max là ! [Rires] J’ai l’impression d’être dans Guitar Hero, t’imagines pas.