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Parmi le public, on retrouve quelques-uns de ces festivaliers singuliers, arborant un air plutôt décontracté, alors que si on les observe un tant soit peu, tout paraît indiquer que le reste du temps, la vie en société ne doit pas vraiment être leur point fort : démarche, regard, dentition, modifications corporelles, garde-robe, tilak, plumes, ossements, tout y est. On est d’accord, ça craint de se moquer, mais le seul endroit normal où je m’attends à tomber sur des types de 50 ans arborant le combo « collier à clous + pantalon zippé » c’est à la Nuit Démonia, pas à un concert des $heriff.

The Black Zombie Procession. Photo – Guillaume Gwardeath
Musicalement, on n’est pas là pour se la donner : c’est du punk et du métal très agressif. Si le festival s’appelle « Xtreme », ce n’est pas pour faire référence à des cônes de crème glacée. On a concrètement l’impression de retrouver l’ambiance des Furyfest de Rezé et du Mans, il y a dix ans déjà, avant qu’il ne deviennent la colossale machine que tout le monde connaît à présent : le Hellfest.
Globalement, la programmation du Xtreme Fest se divise en six catégories : les groupes à trombone, les champions du micro, les groupes à circle pit, les groupes en playlist sur Noisey, les néo-thrashers, et Obituary.
LES GROUPES À TROMBONE
Sauf erreur de recensement, il n’y en a eu que deux : un petit groupe de punk, les Dead Krazukies (je me demande sérieusement si quelqu’un dans le public savait encore qui était Henri Krasucki), et un gros groupe de punk, NOFX (qui eux, se sont demandé si quelqu’un dans le public savait encore qui était Ronald Reagan).
LES CHAMPIONS DU MICRO
On tombe sur des provocateurs comme Justine, qui saluent le public d’un « Ça va Israël ? Ça va la Palestine ? Ça va Pointe-à-Pitre ? » qui met pas mal de monde mal à l’aise, dont un phaco hyper planté qui grommelera entre ses dents « putain eux heureusement qu’ils jouent sur une scène de merde ». On tombe aussi sur des mecs plus classiques comme Suffocation qui font des chansons qui parlent de stéroïdes et dont les tirades au micro font essentiellement « fuck yeah, yeah, yeah fuck yeah ! ». Et puis il y a les groupes comme Authority Zero, qui vous donnent un véritable aperçu du pouvoir de showmen des Américains. Confiez une simple animation commerciale à l’Intermarché de Gaillac à ces mecs là et l’ambiance dans les rayons finira comme à The Fest à Gainesville.
Ou bien sûr Gojira, pour qui il y aura toujours une place quelque part, que ce soit à Paris ou Bayonne. Le frontman Joseph Duplantier a d’ailleurs évoqué au micro les souvenirs émus de leurs débuts difficiles quand Gojira quittait Ondres pour aller jouer sur les routes du Gers : « on s’est formés en 1996 et on a joué dans des PMU ».
Et bien entendu, on peut tout à fait cumuler en étant à la fois un groupe playlisté sur Noisey et un bon déclencheur de circle pits.
LES NÉO-THRASHERS
C’est la mode depuis quelques années, le néo-thrash, un des revivals les plus improbables de l’histoire des musiques populaires. À la fin des années 80, c’était un truc à la limite de la désocialisation, les ceintures de balles, la paire de Nike Terminator High perforées et les vestes à patches cradingues, à présent c’est le top de la crédibilité, c’est comme ça.

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