Vice : J’ai dévoré votre dernier bouquin, London Orbital. L’idée vous est venue comment ?
Iain Sinclair : Comment ça ? C’est comme si vous me disiez que le périph’ avait une influence sur, je sais pas moi, le musée du Louvre ou mon quartier.
En parlant de raves, le début du livre raconte une marche effectuée avec Bill Drummond de KLF.
C’est quelqu’un que vous connaissez depuis longtemps ?
J.G. Ballard devait initialement intervenir dans cette performance, c’est ça ?
OK. On reparlera sans doute de Ballard plus tard. Je voudrais parler un peu du début : quand est-ce que vous êtes arrivé à Londres ?
Dublin ne vous a pas convaincu ?
Ginger Man London Orbital se situe dans ce qu’on pourrait appeler le courant psychogéographique.
En France, la psychogéographie est associée au situationnisme.
Lights Out For the Territory Je pense qu’il y a un lien cela dit, car le concept de psychogéographie tel que les situationnistes l’ont utilisé dérivait clairement d’une idée surréaliste, et c’est toujours quelque chose empreint de poésie, comme ce que vous écrivez.
L’un de vos premiers textes publiés, corrigez-moi si je me trompe, est un long poème appelé Lud Heat qui parle d’Hawksmoor.
Comment vous l’avez remarqué ?
Lud Heat C’est plus occulte qu’hippie, quand même.
Cette idée a été reprise par Alan Moore dans From Hell.
Je crois que la première fois que j’ai entendu parler de vous, enfin lu, c’était par Alan Moore, dans les notes de From Hell.
Je l’ai pas lu.
Il vous a pompé votre idée ?
rires Dans London Orbital, vous partez du Millenium Dome de Richard Rogers – « le Dôme ». À la base, il ne devait rester qu’un an, pour célébrer le millénaire, mais il est toujours là aujourd’hui.
Dans vos premiers livres, vous parliez surtout de l’East London. Cette fois vous vous concentrez sur la périphérie.
Vous parlez aussi d’un pub, le Rifles. Je suis allé voir sur Google Earth, le pub est fermé maintenant, complètement muré, et le paysage autour est dévasté.
J’avais cette impression en lisant votre livre : le paysage est constamment hostile.
London Orbital Et vous avez fait cette exploration en pleine épidémie de fièvre aphteuse, pendant la crise de la vache folle.
C’est un paysage apocalyptique que vous décrivez.
La Guerre des Mondes Et parlez-moi des gens que vous croisiez en traversant ces paysages.
Vous parlez dans le livre du Shenley Hospital, un ancien asile.
Lud Heat Il y a une circularité, comme la route.
Lud Heat Les Beat font partie de vos influences ?
Vous avez pris des acides avec Ginsberg ?
rires Vous pensez que vos livres pourraient se dérouler ailleurs qu’à Londres ?
London Orbital C’est comme une « île de béton » ?
L’Île de béton Il y a ce mot en allemand dans le texte, « autobahn », qui est aussi le titre d’un album de Kraftwerk. Quelle serait la musique de London Orbital ?
London Orbital Une dernière chose, peut-être. On parlait de Dublin au début de l’interview : Ulysse, de Joyce, débute à Dun Laoghaire et ensuite dans différents lieux, c’est comme une psychogéographie, enfin si l’on veut… C’est une influence, Joyce ?
Ulysse Ulysse Dubliners Ulysse Finnegan’s Wake London Orbital London Orbital
Iain Sinclair : Comment ça ? C’est comme si vous me disiez que le périph’ avait une influence sur, je sais pas moi, le musée du Louvre ou mon quartier.
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C’est quelqu’un que vous connaissez depuis longtemps ?
J.G. Ballard devait initialement intervenir dans cette performance, c’est ça ?
OK. On reparlera sans doute de Ballard plus tard. Je voudrais parler un peu du début : quand est-ce que vous êtes arrivé à Londres ?
Dublin ne vous a pas convaincu ?
Ginger Man London Orbital se situe dans ce qu’on pourrait appeler le courant psychogéographique.
En France, la psychogéographie est associée au situationnisme.
Lights Out For the Territory Je pense qu’il y a un lien cela dit, car le concept de psychogéographie tel que les situationnistes l’ont utilisé dérivait clairement d’une idée surréaliste, et c’est toujours quelque chose empreint de poésie, comme ce que vous écrivez.
L’un de vos premiers textes publiés, corrigez-moi si je me trompe, est un long poème appelé Lud Heat qui parle d’Hawksmoor.
Comment vous l’avez remarqué ?
Lud Heat C’est plus occulte qu’hippie, quand même.
Cette idée a été reprise par Alan Moore dans From Hell.
Je crois que la première fois que j’ai entendu parler de vous, enfin lu, c’était par Alan Moore, dans les notes de From Hell.
Je l’ai pas lu.
Il vous a pompé votre idée ?
rires Dans London Orbital, vous partez du Millenium Dome de Richard Rogers – « le Dôme ». À la base, il ne devait rester qu’un an, pour célébrer le millénaire, mais il est toujours là aujourd’hui.
Dans vos premiers livres, vous parliez surtout de l’East London. Cette fois vous vous concentrez sur la périphérie.
Vous parlez aussi d’un pub, le Rifles. Je suis allé voir sur Google Earth, le pub est fermé maintenant, complètement muré, et le paysage autour est dévasté.
J’avais cette impression en lisant votre livre : le paysage est constamment hostile.
London Orbital Et vous avez fait cette exploration en pleine épidémie de fièvre aphteuse, pendant la crise de la vache folle.
C’est un paysage apocalyptique que vous décrivez.
La Guerre des Mondes Et parlez-moi des gens que vous croisiez en traversant ces paysages.
Vous parlez dans le livre du Shenley Hospital, un ancien asile.
Lud Heat Il y a une circularité, comme la route.
Lud Heat Les Beat font partie de vos influences ?
Vous avez pris des acides avec Ginsberg ?
rires Vous pensez que vos livres pourraient se dérouler ailleurs qu’à Londres ?
London Orbital C’est comme une « île de béton » ?
L’Île de béton Il y a ce mot en allemand dans le texte, « autobahn », qui est aussi le titre d’un album de Kraftwerk. Quelle serait la musique de London Orbital ?
London Orbital Une dernière chose, peut-être. On parlait de Dublin au début de l’interview : Ulysse, de Joyce, débute à Dun Laoghaire et ensuite dans différents lieux, c’est comme une psychogéographie, enfin si l’on veut… C’est une influence, Joyce ?
Ulysse Ulysse Dubliners Ulysse Finnegan’s Wake London Orbital London Orbital